mercredi 20 mai 2026

Stage de Jeûne Yoga et Randonnée aux Oraisonis du 6 au 12 juin 2026



Il existe des moments dans la vie où nous ressentons le besoin de ralentir, de revenir à l’essentiel, de retrouver une forme de clarté intérieure.
Le jeûne, le yoga et la marche en nature constituent alors une alliance particulièrement précieuse.

Durant cette semaine ensemble, nous prendrons le temps d’explorer ces trois dimensions comme les facettes d’un même chemin : purifier, ressentir, observer et retrouver davantage d’unité en soi.


Première partie

Le jeûne et le yoga : deux approches complémentaires

Le jeûne et le yoga sont deux traditions anciennes qui, bien qu’issues de contextes différents, poursuivent un objectif semblable : alléger ce qui encombre afin de permettre à l’énergie de mieux circuler.

Le jeûne agit principalement par le retrait.
Le yoga agit principalement par la mise en conscience.

L’un crée de l’espace.
L’autre nous apprend à habiter cet espace avec présence.


Le jeûne : un retour vers l’essentiel

Lorsque nous cessons momentanément de nourrir le corps de manière habituelle, celui-ci entre progressivement dans une autre forme de fonctionnement.

L’énergie qui était utilisée pour la digestion peut être réorientée vers des processus de récupération, de nettoyage et de régulation. Beaucoup de personnes ressentent alors :

  • une sensation de légèreté,
  • un apaisement progressif,
  • une sensibilité accrue,
  • une meilleure perception du corps,
  • parfois aussi une remontée émotionnelle ou mentale.

Le jeûne agit souvent comme un révélateur.
Il met en lumière nos habitudes, nos automatismes, nos dépendances, nos tensions… mais aussi notre capacité d’adaptation et notre force intérieure.

Il ne s’agit pas d’une performance, mais d’une expérience d’écoute.


Pourquoi le yoga soutient particulièrement le jeûne

Durant un jeûne, le corps devient plus sensible.
Certaines personnes ressentent davantage de fatigue, des tensions, des émotions fluctuantes ou un mental plus agité.

Le yoga permet alors d’accompagner ce processus avec douceur et intelligence.

Les pratiques proposées durant cette semaine auront plusieurs objectifs :

  • remettre le corps en mouvement sans l’épuiser,
  • soutenir la respiration,
  • améliorer la circulation énergétique,
  • favoriser l’élimination des tensions,
  • calmer le système nerveux,
  • aider à mieux vivre les variations émotionnelles,
  • développer l’observation intérieure.

Le matin, les pratiques seront très douces et progressives.
L’objectif ne sera pas la performance physique, mais le réveil du corps, de la respiration et de la conscience.

Le soir, les séances seront davantage tournées vers :

  • les étirements,
  • le relâchement,
  • la détente profonde,
  • l’apaisement du mental.

Nous utiliserons notamment certaines approches inspirées du yin yoga, une pratique lente et méditative qui invite à relâcher profondément les tensions physiques et émotionnelles.


Comment le jeûne peut enrichir la pratique du yoga

Inversement, le jeûne peut transformer profondément notre manière de pratiquer le yoga.

Lorsque le corps est moins sollicité par la digestion et les excès du quotidien, beaucoup découvrent :

  • une respiration plus libre,
  • une perception plus fine,
  • une meilleure écoute intérieure,
  • une plus grande qualité de présence,
  • une sensibilité accrue aux sensations énergétiques.

Le yoga devient alors moins “extérieur” et davantage intérieur.

Certaines postures simples prennent une profondeur nouvelle.
Le souffle devient plus perceptible.
Le silence intérieur peut apparaître plus facilement.

Le jeûne agit parfois comme une invitation à ralentir suffisamment pour enfin ressentir ce qui, d’ordinaire, reste recouvert par l’agitation quotidienne.


La randonnée : remettre le corps en lien avec la nature

La marche en nature jouera également un rôle important durant cette semaine.

Marcher permet :

  • d’oxygéner le corps,
  • de soutenir les mécanismes naturels d’élimination,
  • d’apaiser le mental,
  • de retrouver un rythme plus naturel.

La nature agit souvent comme un miroir silencieux.
Elle nous aide à sortir du bruit mental et à retrouver quelque chose de plus simple, plus stable et plus vivant.


Deuxième partie

Un voyage à travers les différentes strates de l’être

Durant cette semaine, chaque journée sera également consacrée à l’exploration d’un thème particulier inspiré de la tradition des chakras.

Les chakras peuvent être compris comme différentes dimensions de notre énergie et de notre conscience.
Ils représentent symboliquement plusieurs grands aspects de notre vie intérieure :

  • notre rapport au corps,
  • aux émotions,
  • à la volonté,
  • au cœur,
  • à l’expression,
  • à l’intuition,
  • et au sens profond de notre existence.

L’objectif ne sera pas d’adhérer à un système de croyance particulier, mais plutôt d’utiliser cette grille de lecture comme un outil d’observation intérieure.

Chaque journée nous invitera à explorer :

  • où l’énergie circule librement,
  • où elle semble limitée,
  • où certaines tensions ou résistances apparaissent,
  • et comment retrouver davantage d’équilibre.

Jour 1 — L’enracinement

Le premier chakra

Nous commencerons par le lien au corps, à la stabilité et à l’ancrage.

Le jeûne peut parfois créer une sensation de déstabilisation.
Nous travaillerons donc l’enracinement, la respiration basse, la présence au corps et la sécurité intérieure.


Jour 2 — Les émotions et la fluidité

Le deuxième chakra

Cette journée sera consacrée à la relation aux émotions, à la fluidité intérieure et à notre capacité à accueillir le mouvement de la vie.

Le jeûne peut parfois faire remonter certaines émotions enfouies.
Le yoga nous aidera à les observer sans nous y perdre.


Jour 3 — L’énergie, la volonté et la transformation

Le troisième chakra

Nous explorerons notre feu intérieur :

  • la motivation,
  • la volonté,
  • la confiance,
  • mais aussi les tensions liées au contrôle ou à l’épuisement.

Le jeûne est souvent une expérience qui nous confronte à nos habitudes et à notre relation au désir.


Jour 4 — Le cœur et l’ouverture

Le quatrième chakra

Nous aborderons le thème du cœur :

  • l’équilibre,
  • la relation,
  • la compassion,
  • l’acceptation,
  • le lien entre soi et les autres.

Cette journée sera aussi une invitation à ralentir davantage et à écouter avec douceur ce qui se vit intérieurement.


Jour 5 — L’expression et la vérité intérieure

Le cinquième chakra

Nous travaillerons autour de l’expression authentique :

  • la parole,
  • le silence,
  • l’écoute,
  • notre capacité à exprimer ce qui est juste pour nous.

Le jeûne crée souvent une forme de dépouillement qui permet de revenir à quelque chose de plus essentiel.


Jour 6 — L’intuition et le regard intérieur

Le sixième chakra

Cette journée sera consacrée à l’observation du mental, à l’intuition et à la clarté intérieure.

Lorsque le corps ralentit et que le mental s’apaise, une autre qualité de perception peut apparaître.


Une semaine pour ralentir et écouter

Cette semaine ne sera ni une recherche de performance, ni une obligation de résultat.

Chacun vivra cette expérience à son propre rythme.

Le yoga proposé sera toujours adaptable, respectueux des possibilités de chacun et pensé pour accompagner le processus particulier du jeûne.

L’intention essentielle sera simplement de créer un espace favorable pour :

  • écouter le corps,
  • observer le mental,
  • accueillir les émotions,
  • retrouver de la présence,
  • et peut-être repartir avec davantage de clarté, de calme et d’élan intérieur.

mardi 19 mai 2026

Stage Hiver Raquettes & Yoga à Vétan du 1 au 5 février 2027





Du lundi 1 février au vendredi 5 février 2027

Après plusieurs séjours organisés à Vétan, ce lieu s’est imposé comme une véritable évidence pour un stage hivernal mêlant yoga, montagne et ressourcement intérieur. Niché dans les hauteurs de la Vallée d’Aoste, Vétan offre un cadre authentique et profondément apaisant, où le silence de la montagne, la beauté des paysages enneigés et la simplicité de la vie alpine créent des conditions idéales pour ralentir, respirer et se reconnecter à l’essentiel.

L’accueil chaleureux et profondément humain d’Antonella, la qualité des repas, le confort de l’hébergement ainsi que la richesse des randonnées dans un environnement préservé contribuent à faire de ce séjour une expérience particulièrement appréciée des participants.

Ce stage sera une invitation à alterner mouvement, souffle, contemplation et immersion dans la nature hivernale.


Programme du séjour

Lundi 1 février

  • Arrivée en fin de journée
  • Installation dans les chambres
  • Présentation du séjour
  • Première séance douce de yoga et de détente
  • Dîner convivial






Journées du mardi au jeudi

Avant le petit-déjeuner

  • Méditation
  • Travail du souffle et respiration consciente (pranayama)

Après le petit-déjeuner

  • Séance de réveil musculaire et Flow Yoga
  • Préparation du corps à l’effort et au mouvement en montagne

Vers 10h30

  • Départ en randonnée raquettes avec accompagnateur
  • Immersion dans les paysages enneigés de Vétan
  • Pique-nique en extérieur

Retour vers 15h00

  • Temps libre, repos, lecture, contemplation

Vers 17h30

  • Séance de yoga doux, étirements et relaxation profonde
  • Travail de récupération corporelle et relâchement des tensions

Soirée

  • Dîner
  • Moments d’échange et de convivialité

Vendredi 5 février

  • Petit-déjeuner
  • Séance de yoga 
  • Départ en fin de matinée 





Le yoga proposé

Le yoga pratiqué durant ce séjour sera accessible et adapté au contexte de la montagne hivernale :

  • Flow Yoga doux et réveil énergétique le matin
  • Travail du souffle et de la respiration
  • Étirements spécifiques pour la récupération après la marche
  • Relaxation profonde et recentrage

L’objectif n’est pas la performance mais l’harmonie entre mouvement, respiration, effort et contemplation.


Conditions physiques et niveau demandé

Les randonnées proposées durant ce séjour restent accessibles à des marcheurs réguliers, mais nécessitent néanmoins une condition physique correcte afin de profiter pleinement de l’expérience.

Il est important de pouvoir :

  • marcher environ 3 à 4 heures par jour en terrain enneigé,
  • maintenir un rythme correspondant à environ 250 mètres de dénivelé positif par heure,
  • être capable d’effectuer des journées pouvant aller jusqu’à 800 mètres de dénivelé positif maximum.

Les itinéraires seront adaptés aux conditions météorologiques ainsi qu’au niveau du groupe, dans un esprit de plaisir, de découverte et non de performance.


Informations pratiques

Tarif du stage

650 €

Le prix comprend :

  • l’hébergement en pension complète,
  • les séances de yoga,
  • l’accompagnement randonnée,
  • l’organisation du séjour.

Tarif Early Bird

625 €

pour toute inscription avant le 1 octobre 2026


Acompte demandé à l’inscription

250 €


Taille du groupe

Le stage sera confirmé à partir de :

8 participants minimum

Afin de préserver une ambiance conviviale et la qualité de l’expérience :

14 places maximum au gîte

Il est donc conseillé de réserver relativement tôt, particulièrement pour bénéficier du tarif « early bird ».


Pour qui ?

Ce séjour s’adresse aux personnes souhaitant :

  • découvrir ou approfondir le yoga,
  • profiter de la montagne en hiver,
  • pratiquer la raquette dans une ambiance conviviale,
  • ralentir et se ressourcer profondément.

Une bonne condition physique générale est recommandée pour les randonnées, sans nécessité d’être sportif confirmé.


L’esprit du séjour

Ce stage sera conçu comme une véritable parenthèse hivernale :
marcher dans le silence de la neige, respirer l’air froid de la montagne, retrouver la simplicité du corps en mouvement, partager des repas chaleureux et prendre le temps d’être pleinement présent.

Entre ciel, neige et montagne, Vétan devient alors un lieu propice à l’ancrage, au calme intérieur et à la régénération.

Séance de flow du 21 mai 2026 : Changer de regard

 


La posture du Dauphin : inverser les flux

Certaines postures de yoga nous demandent de la force.
D’autres nous demandent de la souplesse.
Et puis certaines nous invitent surtout à changer de perspective.

La posture du dauphin fait partie de celles-là.

À mi-chemin entre l’ancrage et l’inversion, elle nous apprend à regarder autrement, à déplacer notre centre de gravité, à laisser circuler l’énergie différemment.
Sans aller jusqu’au poirier ou à la posture sur la tête, elle nous fait déjà goûter aux bienfaits des postures inversées tout en restant plus accessible et plus stable.

Le dauphin est une posture profondément intéressante car elle nous confronte à plusieurs dimensions essentielles de la pratique :

  • la relation entre force et relâchement,
  • la stabilité des épaules,
  • la confiance,
  • la respiration,
  • et cette capacité intérieure à accepter de ne plus voir le monde uniquement depuis notre position habituelle.

Pourquoi les postures semi-inversées sont-elles importantes ?

Dans notre quotidien, nous vivons presque toujours dans la même orientation :
la tête au-dessus du cœur, le regard dirigé vers l’avant, le poids porté principalement par les jambes.

Les postures semi-inversées viennent perturber cette habitude.

Elles modifient :

  • la circulation sanguine,
  • la relation à l’équilibre,
  • les appuis,
  • la perception spatiale,
  • et parfois même notre état mental.

Il ne s’agit pas simplement de « mettre la tête en bas ».
Il s’agit surtout de :

  • déplacer les flux,
  • changer le point de vue,
  • interrompre certains automatismes physiques et mentaux.

Dans la pratique du yoga, cela symbolise aussi la capacité à :

  • sortir d’un schéma répétitif,
  • voir autrement une situation,
  • renoncer momentanément au contrôle habituel,
  • et retrouver une nouvelle intelligence du corps.

Le dauphin : une posture de transition très complète

La posture du dauphin est souvent présentée comme une préparation au poirier.
Mais en réalité, elle possède une richesse propre.

Elle développe :

  • la stabilité des épaules,
  • la force des bras et du haut du dos,
  • le gainage profond,
  • l’ouverture des épaules,
  • l’allongement de la colonne,
  • et la conscience des appuis.

Elle permet également d’explorer la relation entre :

  • engagement musculaire,
  • respiration,
  • et détente mentale.

Le dauphin nous apprend à rester calmes dans une posture qui peut pourtant rapidement devenir intense.


Comment entrer dans la posture ?

Variante de base : sans poser la tête

Cette variante est souvent la plus adaptée pour commencer.

Depuis la posture à quatre pattes :

  1. Placez les avant-bras au sol, parallèles ou mains entrelacées.
  2. Les coudes restent à largeur des épaules.
  3. Pressez fortement les avant-bras dans le tapis.
  4. Soulevez les genoux du sol.
  5. Tendez progressivement les jambes selon vos possibilités.
  6. Cherchez avant tout l’allongement de la colonne plutôt que les talons au sol.

L’idée n’est pas de « pousser vers le bas », mais plutôt :

  • d’éloigner les épaules du sol,
  • d’allonger le bassin vers le ciel,
  • et de répartir intelligemment le poids.

Le regard peut se diriger vers les pieds ou vers les jambes afin de garder la nuque libre.


Variante avec la tête au sol

Dans une autre approche, il est possible de déposer légèrement la tête au sol.

Cette variante peut :

  • apporter davantage de stabilité,
  • rassurer certaines personnes,
  • et introduire progressivement le travail des inversions.

Mais il faut rester très vigilant.

Le poids ne doit jamais s’effondrer dans la tête ou dans les cervicales.

Même lorsque la tête touche le sol :

  • les épaules restent actives,
  • les avant-bras poussent fortement,
  • la nuque reste longue,
  • et le corps continue à se soutenir lui-même.

Cette version demande donc autant — voire davantage — de conscience corporelle.


Les bienfaits de la posture du dauphin

Renforcement des épaules et du haut du corps

Le dauphin construit une stabilité profonde des épaules.

Il renforce :

  • les deltoïdes,
  • les muscles stabilisateurs des omoplates,
  • les bras,
  • et le haut du dos.

C’est une excellente préparation pour :

  • le poirier,
  • certaines transitions de flow,
  • ou simplement pour améliorer la posture globale du corps.

Décompression et allongement de la colonne

Lorsque la posture est bien réalisée, la colonne s’allonge.

On cherche moins la performance que la sensation d’espace intérieur :

  • entre les épaules,
  • dans le dos,
  • dans les flancs,
  • et jusque dans la respiration.

Effet sur la circulation et le mental

Comme toutes les postures semi-inversées, le dauphin modifie les flux circulatoires.

Beaucoup ressentent :

  • une sensation de clarté mentale,
  • un recentrage,
  • une meilleure concentration,
  • ou une forme d’apaisement intérieur après la posture.

Le fait de changer d’orientation agit souvent aussi sur notre état psychique.


Une posture qui confronte à nos résistances

Le dauphin peut rapidement révéler :

  • des tensions dans les épaules,
  • un manque de gainage,
  • des peurs liées à l’inversion,
  • ou une tendance à forcer.

Certaines personnes ressentent également :

  • de l’impatience,
  • une difficulté à respirer calmement,
  • ou une envie de sortir rapidement de la posture.

Et justement, tout cela fait partie du travail.

Le yoga ne consiste pas uniquement à « réussir » une posture.
Il consiste aussi à observer :

  • comment nous réagissons,
  • où nous résistons,
  • et comment nous pouvons progressivement retrouver davantage d’espace et de fluidité.

Les erreurs fréquentes

Écraser les épaules

Lorsque les épaules s’effondrent, la nuque se comprime.

Il faut au contraire :

  • pousser activement dans les avant-bras,
  • élargir le haut du dos,
  • et garder de l’espace autour du cou.

Chercher absolument les jambes tendues

Vouloir tendre complètement les jambes peut arrondir excessivement le dos.

Mieux vaut :

  • plier légèrement les genoux,
  • et privilégier l’allongement de la colonne.

Mettre trop de poids dans la tête

Dans la variante avec la tête au sol, cette erreur est fréquente.

Le poids doit rester principalement porté par :

  • les avant-bras,
  • les épaules,
  • et l’engagement du centre du corps.

Respirer : la véritable clé

Dans le dauphin, la respiration devient un révélateur.

Dès que le souffle se bloque :

  • le mental se crispe,
  • les épaules se tendent,
  • et la posture devient lutte.

À l’inverse, lorsque le souffle reste fluide :

  • le corps s’organise différemment,
  • l’effort devient plus intelligent,
  • et la posture se transforme progressivement en espace d’observation intérieure.

Regarder autrement

La posture du dauphin nous enseigne peut-être ceci :

Parfois, il n’est pas nécessaire de changer le monde extérieur.
Il suffit de modifier légèrement notre orientation intérieure.

Changer l’angle.
Déplacer les appuis.
Inverser les flux.
Respirer autrement.

Et soudain… ce que nous pensions figé recommence à circuler.

mardi 12 mai 2026

Stage dans le Vercors Du 19 au 21 juin 2026 : Ayurveda et chakras

 Deux voies complémentaires vers l’harmonie intérieure

De plus en plus de pratiquants de yoga entendent parler des chakras, des doshas, de l’énergie, des éléments… sans toujours comprendre comment tous ces concepts s’articulent entre eux.
Pourtant, l’Ayurveda et le système des chakras reposent sur une vision profondément cohérente de l’être humain : celle d’un corps, d’un mental et d’une énergie intimement reliés aux forces de la nature.

Lorsque nous nous sentons dispersés, anxieux, épuisés, irritables ou déconnectés de nous-mêmes, ces traditions anciennes ne voient pas cela comme un hasard. Elles considèrent qu’un déséquilibre s’est installé dans notre manière de vivre, de ressentir, de penser ou d’utiliser notre énergie vitale.

L’objectif n’est donc pas seulement de “traiter un symptôme”, mais de retrouver une forme d’alignement intérieur.
Et c’est précisément là que l’Ayurveda et les chakras se rejoignent.


Qu’est-ce que l’Ayurveda ?

L’Ayurveda est souvent présenté comme la “médecine traditionnelle de l’Inde”, mais cette définition est en réalité un peu réductrice.

Le mot Ayurveda provient du sanskrit :

  • Ayur = la vie
  • Veda = la connaissance ou la sagesse

L’Ayurveda pourrait donc être traduit comme “la science de la vie”.

Cette tradition millénaire considère que la santé ne se limite pas à l’absence de maladie.
Être en bonne santé signifie vivre dans un état d’équilibre entre :

  • le corps,
  • le mental,
  • les émotions,
  • l’énergie,
  • les rythmes naturels,
  • et notre relation au monde.

L’être humain y est vu comme une manifestation des cinq grands éléments présents dans la nature :

  • la terre,
  • l’eau,
  • le feu,
  • l’air,
  • et l’éther (ou espace).

Ces éléments se combinent en nous sous la forme des trois doshas.


Les trois doshas : Vata, Pitta et Kapha

Les doshas représentent des grandes forces biologiques et énergétiques qui gouvernent notre fonctionnement physique et psychique.

Vata : l’air et l’éther

Vata est relié au mouvement.

Il gouverne :

  • la respiration,
  • le système nerveux,
  • la circulation de l’énergie,
  • la créativité,
  • la rapidité mentale.

Lorsqu’il est équilibré :

  • inspiration,
  • légèreté,
  • intuition,
  • vitalité.

Lorsqu’il est en excès :

  • agitation mentale,
  • anxiété,
  • peur,
  • instabilité,
  • difficulté à s’ancrer.

Vata possède une relation très forte avec les chakras supérieurs, mais également avec la difficulté d’ancrage liée au premier chakra.


Pitta : le feu et un peu d’eau

Pitta représente la transformation.

Il gouverne :

  • la digestion,
  • le métabolisme,
  • la volonté,
  • l’intellect,
  • le pouvoir d’action.

Lorsqu’il est équilibré :

  • clarté,
  • motivation,
  • courage,
  • discernement.

Lorsqu’il est en excès :

  • colère,
  • irritabilité,
  • perfectionnisme,
  • contrôle,
  • surchauffe émotionnelle.

Pitta est fortement relié au feu du troisième chakra, celui de l’affirmation de soi et de la puissance personnelle.


Kapha : la terre et l’eau

Kapha représente la stabilité et la structure.

Il gouverne :

  • l’endurance,
  • l’immunité,
  • la douceur,
  • la patience,
  • l’attachement.

Lorsqu’il est équilibré :

  • calme,
  • sécurité intérieure,
  • compassion,
  • stabilité émotionnelle.

Lorsqu’il est en excès :

  • inertie,
  • lourdeur,
  • difficulté au changement,
  • attachement excessif,
  • manque d’élan.

Kapha possède une forte connexion avec les chakras inférieurs, notamment le premier et le deuxième chakra.


Les chakras : des centres d’énergie reliés aux éléments

Dans la tradition du yoga, les chakras sont des centres énergétiques qui organisent notre rapport :

  • au corps,
  • aux émotions,
  • au mental,
  • à la conscience.

Chaque chakra possède lui aussi une relation particulière avec les éléments.


Premier chakra — Muladhara : la terre

\text{Muladhara} \rightarrow \text{Terre} \rightarrow \text{Stabilit\acute{e}}

Le premier chakra concerne :

  • l’ancrage,
  • la sécurité,
  • le rapport au corps,
  • la stabilité intérieure.

Un déséquilibre peut créer :

  • peur,
  • insécurité,
  • difficulté à se sentir “à sa place”.

On retrouve ici certains déséquilibres typiques de Vata.


Deuxième chakra — Svadhisthana : l’eau

\text{Svadhisthana} \rightarrow \text{Eau} \rightarrow \text{Fluidit\acute{e}}

Ce chakra est lié :

  • aux émotions,
  • à la créativité,
  • au plaisir,
  • à la capacité à s’adapter.

Lorsqu’il est bloqué :

  • rigidité émotionnelle,
  • difficulté à ressentir,
  • ou au contraire débordement émotionnel.

Kapha en excès peut parfois figer cette énergie, tandis qu’un Vata excessif peut la rendre instable.


Troisième chakra — Manipura : le feu

\text{Manipura} \rightarrow \text{Feu} \rightarrow \text{Transformation}

Manipura représente :

  • la volonté,
  • l’action,
  • l’affirmation de soi,
  • la digestion physique et émotionnelle.

Lorsqu’il est équilibré :

  • confiance,
  • clarté,
  • énergie.

En excès :

  • domination,
  • colère,
  • tension intérieure.

Nous retrouvons ici le terrain classique de Pitta.


Quatrième chakra — Anahata : l’air

Le chakra du cœur représente :

  • l’amour,
  • l’ouverture,
  • la compassion,
  • la capacité à relier.

Il agit souvent comme un pont entre :

  • les chakras plus instinctifs,
  • et les chakras plus spirituels.

Les chakras supérieurs et l’éther

Les cinquième, sixième et septième chakras sont davantage reliés :

  • à l’expression,
  • à l’intuition,
  • à la conscience,
  • au silence intérieur.

Un excès de Vata peut parfois créer une suractivation mentale ou spirituelle sans véritable enracinement.

C’est une situation fréquente dans notre monde moderne : beaucoup d’activité mentale… mais peu de présence dans le corps.


Quand les doshas et les chakras se déséquilibrent

L’Ayurveda et le yoga observent souvent les mêmes déséquilibres, mais avec des langages différents.

Voici une manière simple de comprendre leurs correspondances :


ANXIÉTÉ – DISPERSION
• Excès de Vata
• Déséquilibre du premier chakra
• Difficulté d’ancrage et sentiment d’insécurité


COLÈRE – CONTRÔLE
• Excès de Pitta
• Suractivation du troisième chakra
• Tension intérieure et besoin de maîtrise


LOURDEUR – INERTIE
• Excès de Kapha
• Énergie stagnante dans les chakras inférieurs
• Difficulté au mouvement et au changement


INSTABILITÉ ÉMOTIONNELLE
• Déséquilibre eau / Vata-Kapha
• Blocage du deuxième chakra
• Difficulté à accueillir et fluidifier les émotions


MENTAL SURACTIF
• Excès d’air et d’éther
• Déséquilibre des chakras supérieurs
• Déconnexion du corps et agitation mentale


Les deux approches cherchent donc à comprendre :

où l’énergie circule mal, où elle s’épuise, où elle stagne ou s’enflamme excessivement.







Le yoga comme pont entre Ayurveda et chakras

La pratique du yoga agit précisément sur cette recherche d’équilibre.

Certaines postures :

  • renforcent l’ancrage,
  • apaisent le système nerveux,
  • stimulent le feu digestif,
  • ouvrent la respiration,
  • fluidifient les émotions.

Le souffle, lui aussi, joue un rôle essentiel :

  • calmer Vata,
  • tempérer Pitta,
  • dynamiser Kapha.

La méditation permet quant à elle :

  • d’observer nos déséquilibres,
  • sans nous identifier complètement à eux.

Petit à petit, nous développons une forme de cohérence intérieure :
entre le corps, les émotions, le souffle et la conscience.


Vers une harmonie intérieure

L’Ayurveda et les chakras ne sont pas deux systèmes séparés.

Ils représentent deux manières complémentaires d’observer la même réalité :
celle d’un être humain profondément relié aux éléments de la nature.

Lorsque nous perdons l’équilibre :

  • le corps parle,
  • les émotions parlent,
  • le mental parle,
  • l’énergie se modifie.

Le yoga, l’attention au souffle, l’alimentation, le repos, le mouvement conscient ou encore la méditation deviennent alors des outils pour revenir vers davantage d’harmonie.

Non pas une perfection figée.
Mais un équilibre vivant, souple et conscient.

Car au fond, la véritable guérison n’est peut-être pas de devenir quelqu’un d’autre…
mais de retrouver progressivement un état de cohérence avec ce que nous sommes profondément.

samedi 9 mai 2026

Séance de Hatha du 11 mai 2026 - Le pont intérieur


Quand le yoga nous apprend à ouvrir ce que le stress referme

Certaines postures semblent simples au premier regard…
et pourtant elles touchent des espaces très profonds du corps et de la conscience.

Le demi-pont (Setu Bandhasana) et son évolution progressive vers le pont font partie de ces postures.

Le mot setu signifie « pont ».
Et cette posture agit justement comme un passage :
un pont entre le bas et le haut du corps,
entre stabilité et ouverture,
entre enracinement et expansion.

Dans la pratique du yoga, le demi-pont nous invite progressivement à rouvrir des zones souvent fermées par le stress, les habitudes posturales ou certaines protections émotionnelles profondément inscrites dans le corps.


Pourquoi cette posture est-elle si importante ?

Dans nos vies modernes, nous passons énormément de temps :

  • assis,
  • penchés vers l’avant,
  • tournés vers des écrans,
  • dans des attitudes de fermeture plus ou moins inconscientes.

Peu à peu :

  • les épaules s’enroulent,
  • la cage thoracique perd de sa mobilité,
  • le diaphragme se fige,
  • la respiration devient plus courte,
  • le bassin se rigidifie,
  • le corps entier s’organise autour de la protection.

Le demi-pont agit alors comme une véritable contre-posture.

Il ouvre simultanément :

  • la poitrine,
  • les épaules,
  • la respiration,
  • la zone pelvienne,
  • l’avant du corps,
  • tout en renforçant profondément l’arrière du corps.

Cette combinaison en fait une posture particulièrement équilibrante.


Une ouverture du cœur… et de la respiration

Lorsque la poitrine s’ouvre dans le demi-pont, quelque chose change immédiatement dans le souffle.

Les côtes retrouvent de l’espace.
Le diaphragme peut mieux descendre.
La respiration devient plus ample.

Beaucoup de pratiquants ressentent alors :

  • une sensation d’expansion,
  • une impression de respirer “davantage”,
  • parfois même un soulagement émotionnel difficile à expliquer.

Car le souffle et les émotions sont intimement liés.

Lorsque nous sommes stressés ou en état de protection :

  • la respiration se raccourcit,
  • le thorax se referme,
  • le système nerveux reste en vigilance.

Le demi-pont invite progressivement le corps à sortir de cette logique défensive.


Le bassin : entre stabilité et mémoire émotionnelle

Le demi-pont engage profondément :

  • les jambes,
  • les fessiers,
  • le plancher pelvien,
  • toute la chaîne postérieure.

Mais au-delà du travail musculaire, cette posture touche aussi une région particulièrement sensible : le bassin.

Le bassin porte souvent :

  • nos tensions,
  • nos peurs,
  • nos retenues,
  • certaines mémoires émotionnelles.

Lorsqu’il se remet progressivement en mouvement, il n’est pas rare de ressentir :

  • davantage d’énergie,
  • une sensation de fluidité,
  • ou parfois une émotion inattendue.

Le yoga agit souvent là où le mental n’avait pas encore posé de mots.


Les épaules et la gorge : sortir de la fermeture

Dans le demi-pont, les épaules s’ouvrent progressivement tandis que la gorge s’étire légèrement.

Or ces régions sont souvent liées à :

  • la difficulté à s’exprimer,
  • les tensions accumulées,
  • le besoin de protection,
  • le contrôle.

L’ouverture de l’avant du corps peut alors provoquer une sensation de vulnérabilité.

Certaines personnes ressentent :

  • une résistance,
  • une difficulté à rester dans la posture,
  • l’envie d’en sortir rapidement,
  • ou même une légère agitation intérieure.

Et cela fait parfois partie du travail.

Le yoga ne travaille pas uniquement la souplesse du corps.
Il travaille aussi notre capacité à rester présents lorsque certaines protections commencent doucement à se relâcher.





Du demi-pont vers le pont

Le demi-pont peut progressivement évoluer vers une forme plus ouverte du pont.

Dans cette transition :

  • la poitrine s’élève davantage,
  • les épaules se dégagent progressivement du sol,
  • l’ouverture du cœur devient plus profonde,
  • la colonne s’engage dans une extension plus complète.

Une variante accessible consiste à :

  • monter le bassin plus haut,
  • rapprocher légèrement les omoplates,
  • dégager les épaules du sol,
  • puis venir reposer doucement sur le sommet de la tête sans mettre de poids excessif dans la nuque.

Les mains peuvent alors :

  • soit soutenir le bassin,
  • soit rester au sol avec les doigts entrelacés et les bras tendus.

Cette étape intermédiaire permet de ressentir :

  • davantage d’ouverture thoracique,
  • une expansion respiratoire plus importante,
  • ainsi qu’un engagement plus conscient des épaules et du haut du dos.

Mais cette progression demande beaucoup d’écoute.

Le pont ne doit jamais devenir une posture de compression ou de lutte.

La respiration reste le véritable guide.


Les émotions fréquemment rencontrées

Le demi-pont et le pont peuvent réveiller plusieurs dimensions émotionnelles importantes.

La vulnérabilité

Ouvrir le cœur et la poitrine peut donner la sensation d’être moins “protégé”.

Pour certaines personnes, cela est profondément inconfortable.


Le besoin de contrôle

Beaucoup cherchent à “tenir” la posture avec force plutôt qu’à la respirer.

Le yoga nous invite ici à trouver un équilibre subtil entre engagement et relâchement.


Les résistances à l’ouverture

Lorsque le souffle devient plus ample et que le corps commence à s’ouvrir, certaines résistances peuvent apparaître :

  • peur,
  • inconfort,
  • agitation,
  • difficulté à lâcher prise.

Le système nerveux hésite parfois entre protection et sécurité.


L’émotion inattendue

Il arrive aussi qu’une tristesse, une fatigue ou une émotion diffuse apparaisse pendant ou après la posture.

Cela ne signifie pas nécessairement qu’il y a un problème.

Simplement que le corps relâche parfois ce qu’il retenait silencieusement depuis longtemps.


Les difficultés les plus fréquentes

Les tensions dans le bas du dos

C’est probablement la difficulté la plus courante.

Elle apparaît souvent lorsque :

  • la posture est poussée trop haut,
  • les lombaires compensent excessivement,
  • les jambes ne participent pas suffisamment.

L’ouverture doit être répartie dans toute la colonne.


Les tensions dans la nuque

Particulièrement importantes lorsque l’on évolue vers le pont.

La nuque doit rester longue et protégée.

On évite :

  • de mettre trop de poids sur la tête,
  • de tourner le cou,
  • de forcer l’ouverture cervicale.

Le souffle qui se bloque

Très fréquent également.

Dès que l’ouverture devient plus intense, beaucoup arrêtent inconsciemment de respirer pleinement.

Or c’est justement la respiration consciente qui permet à la posture de devenir profondément transformatrice.


Ce qu’il faut éviter

Le demi-pont et le pont demandent davantage de conscience que de performance.

On évite :

  • de monter trop haut trop vite,
  • de forcer l’ouverture,
  • de comprimer les lombaires,
  • de pousser dans la nuque,
  • de bloquer la respiration,
  • de transformer la posture en lutte.

La posture doit rester :

  • stable,
  • fluide,
  • respirable,
  • vivante.

Une posture qui crée un passage intérieur

Le pont nous rappelle quelque chose d’essentiel :

Le yoga n’est pas simplement une recherche de souplesse.

C’est aussi la capacité à rouvrir progressivement ce que la peur, le stress ou les habitudes ont refermé.

Créer un pont :

  • entre force et douceur,
  • entre protection et confiance,
  • entre fermeture et respiration,
  • entre le corps et le ressenti intérieur.

Parfois, le plus grand travail dans cette posture n’est pas de monter plus haut…

Mais simplement d’oser y respirer pleinement.

vendredi 8 mai 2026

Lecture méditative du WE du 8 mai 2026 : Neuroception et chakras

 Quand le corps devient le gardien de notre sécurité intérieure

À l’occasion de ce long week-end du 8 mai, je vous propose une lecture méditative un peu particulière, à la croisée du yoga traditionnel, de la conscience corporelle et des découvertes récentes autour de la neuroception.

Le mot peut sembler complexe. Pourtant, chacun d’entre nous expérimente la neuroception chaque jour.

La neuroception est cette intelligence inconsciente du système nerveux qui évalue en permanence :

  • suis-je en sécurité ?
  • suis-je en danger ?
  • dois-je me fermer, fuir ou combattre ?

Avant même que notre mental réfléchisse, notre corps sait.
Il scanne l’environnement, les regards, les tensions, les sons, les mouvements, les émotions.
Et selon ce qu’il perçoit, il ouvre… ou il ferme.

En observant cela à travers le prisme du yoga, un lien fascinant apparaît avec les chakras.

Comme si les chakras représentaient aussi différentes dimensions de notre régulation intérieure.


Le premier chakra : la sécurité fondamentale

Le premier chakra, Muladhara, est relié à l’ancrage, à la terre, à la stabilité.

Lorsqu’il est fragilisé, le corps vit souvent dans un état d’alerte diffus :

  • peur du manque,
  • difficulté à se poser,
  • agitation intérieure,
  • besoin de contrôle,
  • anxiété chronique.

La neuroception détecte alors le monde comme potentiellement dangereux.

À l’inverse, lorsque nous renforçons notre enracinement — par la respiration, les postures debout, la lenteur, le contact avec la nature, la conscience des appuis — le système nerveux reçoit un autre message :

« Je peux habiter mon corps. »
« Je suis soutenu. »
« La terre me porte. »

Dans la tradition yogique, cette stabilité est fondamentale.

Dans les Yoga Sutras of Patanjali, il est écrit :

La posture doit être stable et confortable.

Cette phrase dépasse largement la posture physique.
Elle évoque un état intérieur :
la capacité à demeurer présent sans être emporté par l’insécurité.


Le deuxième chakra : la flexibilité et la capacité d’adaptation

Le deuxième chakra, Svadhisthana, est celui du mouvement, de la fluidité, de l’adaptation.

Le corps comprend intuitivement une chose :
ce qui est rigide casse plus facilement.

La flexibilité n’est donc pas seulement esthétique.
Elle représente une forme d’intelligence adaptative.

Un corps souple ressent inconsciemment qu’il peut :

  • esquiver,
  • s’adapter,
  • absorber,
  • se réorganiser.

La neuroception peut alors diminuer l’état d’alerte.

À l’inverse, lorsque le corps devient extrêmement contracté, figé ou verrouillé, le système nerveux peut interpréter cela comme une incapacité à répondre au danger.

C’est peut-être pour cela que beaucoup de pratiques de yoga, de mobilité ou de yin yoga provoquent un profond apaisement du système nerveux.

Le corps reçoit le message :

« Je peux bouger. »
« Je peux m’adapter. »
« Je ne suis pas piégé. »





Le troisième chakra : la puissance, l’affirmation et la capacité à se défendre

Le troisième chakra, Manipura, est relié à la puissance personnelle.

Ici apparaît quelque chose de très intéressant dans la neuroception.

Le corps n’a pas nécessairement besoin d’attaquer.
Mais il a besoin de sentir qu’il pourrait le faire si nécessaire.

La musculature, le tonus, la posture, la respiration, la capacité à occuper l’espace influencent profondément notre sentiment de sécurité.

Un corps qui se sent capable :

  • de se défendre,
  • de poser une limite,
  • de résister,
  • d’agir,

n’envoie pas les mêmes signaux au système nerveux qu’un corps effondré ou impuissant.

C’est ici que le système sympathique prend tout son sens :
la capacité mobilisatrice de l’organisme.

Dans le yoga, l’objectif n’est pas de supprimer cette énergie.
Mais de la réguler.

Car un feu bien maîtrisé devient force, présence et clarté.
Un feu dérégulé devient agressivité, domination ou épuisement.


Le cœur ne s’ouvre réellement que lorsque le corps se sent en sécurité

Le quatrième chakra, Anahata, représente l’ouverture, le lien, l’amour, la compassion.

Mais peut-on réellement ouvrir son cœur lorsque le système nerveux vit dans la peur permanente ?

Très souvent, non.

Un corps en insécurité :

  • se protège,
  • se ferme,
  • surveille,
  • anticipe,
  • contrôle.

L’ouverture du cœur nécessite donc une forme de sécurité intérieure préalable.

C’est pourquoi le yoga travaille d’abord le corps, le souffle, les sensations, la stabilité, la régulation.

Lorsque le système nerveux cesse progressivement de vivre en mode survie, alors quelque chose d’autre devient possible :

  • l’écoute,
  • la confiance,
  • la relation,
  • la compassion,
  • la présence réelle à l’autre.

L’expression juste et l’intuition naissent d’un système régulé

Le cinquième chakra, Vishuddha, et le sixième chakra, Ajna, prennent alors une dimension nouvelle.

Lorsque le corps est dérégulé :

  • l’expression devient souvent réactionnelle,
  • les paroles partent sous l’effet de la peur,
  • l’intuition est brouillée par l’anxiété.

Mais lorsqu’un apaisement profond s’installe :

  • la parole devient plus claire,
  • plus alignée,
  • moins défensive,
  • moins impulsive.

Et l’intuition peut enfin émerger.

Car l’intuition demande du silence intérieur.

Un système nerveux constamment en hypervigilance ne peut presque jamais écouter les signaux subtils.


Le yoga comme art de la régulation intérieure

Vu sous cet angle, le yoga apparaît comme bien plus qu’une gymnastique.

Chaque posture, chaque respiration, chaque pratique devient une manière d’éduquer progressivement la neuroception.

Le corps apprend :

  • à distinguer le danger réel du danger projeté,
  • à retrouver des sensations de sécurité,
  • à sortir du mode survie,
  • à redevenir habitable.

Peut-être que le véritable chemin spirituel commence là :
dans cette capacité à réguler suffisamment notre système pour ne plus vivre prisonniers de nos peurs inconscientes.


Questions méditatives pour ce week-end

Durant ce week-end, observez doucement :

Mon corps se sent-il réellement en sécurité ?

Ou suis-je souvent :

  • tendu,
  • contracté,
  • en vigilance permanente,
  • dans l’anticipation ?

Quels lieux, personnes ou situations activent mon insécurité ?

Puis-je observer :

  • la fermeture du corps,
  • le souffle qui change,
  • les tensions,
  • les réactions automatiques ?

Suis-je suffisamment ancré ?

Ai-je parfois l’impression :

  • d’être « hors de mon corps »,
  • dispersé,
  • instable,
  • incapable de me poser ?

Mon corps possède-t-il suffisamment de souplesse et d’adaptabilité ?

Comment est ma relation :

  • au mouvement,
  • à la rigidité,
  • au contrôle,
  • à la fluidité ?

Suis-je capable de poser des limites ?

Mon troisième chakra est-il :

  • effondré ?
  • agressif ?
  • équilibré ?

Puis-je ressentir une force calme plutôt qu’une puissance défensive ?


Mon cœur peut-il réellement s’ouvrir ?

Ou bien suis-je encore dans :

  • la méfiance,
  • la protection,
  • l’anticipation,
  • la peur d’être blessé ?

Mon expression est-elle régulée ?

Lorsque je parle :

  • est-ce une réaction ?
  • une défense ?
  • une recherche de validation ?
  • ou une parole profondément alignée ?

Suis-je suffisamment apaisé pour entendre mon intuition ?

Ou bien mon agitation intérieure couvre-t-elle encore les perceptions subtiles ?


Peut-être que le yoga nous enseigne progressivement ceci :

La paix intérieure ne consiste pas à fuir le monde,
mais à apprendre à offrir à notre système nerveux un espace suffisamment sûr
pour que notre conscience puisse enfin s’ouvrir.

mardi 5 mai 2026

Séance de Yin du 7 mai 2026 - La neuroception et le yoga


Dans la pratique du yoga, nous parlons souvent du corps :

des muscles, des articulations, des fascias, de l’alignement.

Nous apprenons à sentir, à ajuster, à relâcher, à renforcer.

Mais derrière cette exploration consciente se cache une autre dimension, plus subtile, plus silencieuse… et pourtant fondamentale :

la neuroception.


Qu’est-ce que la neuroception ?

Le terme de neuroception a été introduit par Stephen Porges, dans le cadre de la théorie polyvagale.

Il désigne la capacité du système nerveux à évaluer en permanence, de manière inconsciente, si notre environnement est sûr, neutre ou menaçant.

Avant même que nous pensions, analysions ou décidions,
le corps perçoit… et s’organise en conséquence.

C’est une perception sans mots, sans réflexion,
une intelligence archaïque, toujours active.


Une clé essentielle pour comprendre notre pratique

Dans le yoga, nous pensons souvent que nous contrôlons notre expérience :

  • “je vais plus loin”
  • “je relâche”
  • “je respire”

Mais en réalité, une grande partie de ce que nous vivons ne dépend pas de la volonté.

👉 Elle dépend de l’état du système nerveux.

Car si celui-ci ne se sent pas en sécurité :

  • le corps résiste
  • la respiration se restreint
  • l’esprit s’agite ou se ferme

À l’inverse, lorsque la sécurité est perçue :

  • les tissus se relâchent naturellement
  • le souffle devient fluide
  • la conscience s’ouvre

Le yoga cesse alors d’être un effort… et devient une expérience.


Le rôle du système nerveux autonome

Notre vécu intérieur est largement influencé par deux grandes dynamiques :

  • Le système sympathique : activation, mobilisation, action
  • Le système parasympathique : repos, récupération, régénération

Mais cette vision peut être affinée.

Selon la théorie polyvagale, nous naviguons en permanence entre différents états :

  • Un état de sécurité et de connexion
  • Un état de mobilisation (stress, agitation)
  • Un état de repli (figement, retrait)

Et c’est la neuroception qui, en arrière-plan, oriente ces basculements.


Le yin yoga : un espace de révélation

Le yin yoga, par son immobilité et sa durée, est un terrain privilégié pour observer cette intelligence silencieuse.

Lorsque le corps reste dans une posture :

  • les stratégies habituelles deviennent visibles
  • les micro-réactions apparaissent
  • les fluctuations internes se révèlent

Ce que nous ressentons alors n’est pas seulement physique.

C’est une expérience du système nerveux en direct.





La posture de la tortue : explorer le repli et la sécurité

Dans ce cours, nous utiliserons une posture particulièrement révélatrice :
la tortue .

Cette posture nous invite à un mouvement très spécifique :

👉 se retirer, se refermer, revenir vers l’intérieur

Le buste s’incline, les membres enveloppent, le regard disparaît…
comme si le corps cherchait à se protéger, à se contenir, à se déposer.


Une question fondamentale émerge

Dans la posture de la tortue, une question silencieuse apparaît :

Est-ce que je peux me relâcher ici… ou dois-je rester en protection ?

Et la réponse ne vient pas du mental.

Elle vient du système nerveux.


Une expérience différente pour chacun

Dans cette posture :

  • Certains ressentent un apaisement profond, presque un refuge
  • D’autres perçoivent une tension, une retenue, une difficulté à se déposer
  • Parfois, une agitation subtile ou une envie de sortir apparaît

Rien de tout cela n’est une erreur.

👉 Ce sont des expressions de la neuroception.

Deux personnes peuvent être dans la même posture…
et vivre une expérience totalement différente.


Observer sans chercher à corriger

Dans cette pratique, l’invitation n’est pas de forcer le relâchement.

Elle est de voir clairement ce qui est là.

  • Le souffle est-il fluide ou retenu ?
  • Le corps s’abandonne-t-il ou résiste-t-il ?
  • L’esprit se calme-t-il ou s’agite-t-il ?

Sans jugement. Sans objectif.

Simplement avec présence.


Adapter la posture au système nerveux

Dans une approche respectueuse de la neuroception :

  • On ne cherche pas la forme parfaite
  • On ne force pas l’intensité
  • On utilise des supports si nécessaire
  • On ajuste en permanence

👉 On adapte la posture à l’état intérieur

Et non l’inverse.


Une transformation en profondeur

À mesure que cette écoute s’affine, quelque chose change.

On ne pratique plus pour aller plus loin.
On pratique pour se rencontrer.

On découvre que le relâchement ne se décrète pas.
Il émerge… lorsque le système nerveux se sent en sécurité.


Conclusion : de l’effort à l’écoute

La neuroception nous invite à un déplacement essentiel :

  • passer du contrôle à l’observation
  • de la performance à la présence
  • de l’effort à l’écoute

Et dans cet espace, le yoga retrouve sa nature profonde :

une exploration vivante, sensible,
où le corps, le souffle et la conscience s’accordent…
lorsque les conditions de sécurité sont réunies.

dimanche 3 mai 2026

Séance de flow du 4 mai 2026 : proprioception et neuroception

 Habiter le corps pour stabiliser l’esprit

Dans notre pratique du yoga, nous cherchons souvent à apaiser le mental.
Mais si ce chemin ne passait pas par la pensée… mais par le corps ?

Deux notions issues des neurosciences nous éclairent profondément :
la proprioception et la neuroception.

Elles décrivent deux dimensions complémentaires :

  • l’une nous relie à notre corps
  • l’autre régule notre sentiment de sécurité intérieure

Et c’est dans leur rencontre que le yoga devient un véritable outil de transformation.


1. La proprioception : revenir dans le corps

La proprioception est cette capacité à sentir le corps de l’intérieur :

  • position
  • mouvement
  • équilibre
  • tension

C’est elle qui nous permet d’ajuster une posture, de sentir un appui, d’habiter pleinement le geste.

👉 Elle ramène l’attention dans le corps.

Or, un mental agité est souvent un mental déconnecté du ressenti.


2. La neuroception : le corps décide avant le mental

La neuroception, concept développé dans la théorie polyvagale, correspond à la capacité du système nerveux à détecter inconsciemment :

  • la sécurité
  • le danger
  • la qualité de l’environnement

Avant même toute pensée, le corps répond :

  • se détendre
  • se contracter
  • se fermer

👉 Le calme ne peut donc pas être imposé par le mental.
Il doit être ressenti comme sûr.


3. Le yoga : passer par le corps pour transformer l’état intérieur

Le yoga agit simultanément sur ces deux dimensions :

  • par la proprioception → il affine la perception du corps
  • par la neuroception → il envoie des signaux de sécurité

👉 Le corps devient alors un chemin vers l’apaisement.




4. Le rôle des poussées fondamentales en posture debout

Dans une posture comme Tadasana (la montagne), l’immobilité est en réalité vivante.

Elle repose sur des forces internes que l’on peut appeler poussées fondamentales.

Ces poussées organisent le corps sans rigidité, créent de l’espace et soutiennent l’équilibre.


🔻 Poussée vers la terre (ancrage)

Depuis les pieds :

  • presser le sol
  • sentir les appuis
  • laisser le poids se répartir

👉 Cette poussée active les jambes et installe la stabilité.


🔺 Poussée vers le ciel (élongation)

Depuis le sommet du crâne :

  • s’élever sans tension
  • allonger la colonne
  • créer de l’espace

👉 Cette poussée apporte légèreté et clarté.


↔️ Poussée d’expansion (ouverture)

Dans le tronc :

  • ouvrir la cage thoracique
  • laisser les épaules s’écarter
  • respirer dans toutes les directions

👉 Cette poussée libère la respiration et crée de l’espace intérieur.


5. Le bassin : point d’équilibre entre les forces

Entre la poussée vers la terre et celle vers le ciel, il y a un espace clé :

👉 le bassin

C’est lui qui relie :

  • les appuis au sol
  • la colonne vertébrale
  • le souffle

S’il est déséquilibré :

  • l’ancrage se perd
  • l’élongation se rigidifie
  • la respiration se limite

6. Trouver le neutre : entre rétroversion et antéversion

Le bassin peut basculer :

  • en rétroversion → bas du dos aplati, fermeture
  • en antéversion → cambrure excessive, compression

L’invitation est de trouver :

👉 un point d’équilibre entre les deux

Ni forcé, ni figé.


7. Comment le sentir dans le corps

  • effectuer une micro-bascule vers l’avant
  • puis vers l’arrière
  • laisser ensuite le bassin se poser naturellement

👉 À cet endroit :

  • le bas du dos est vivant
  • les fessiers s’engagent légèrement
  • le bas-ventre se tonifie naturellement
  • le souffle devient plus libre

8. L’équilibre des poussées : une stabilité vivante

Lorsque le bassin est équilibré :

  • la poussée vers la terre devient stable
  • la poussée vers le ciel se déploie sans effort
  • l’expansion du tronc devient naturelle

👉 Le corps s’organise comme un tout cohérent.

La montagne devient alors vivante et respirante.


9. De la posture à l’état intérieur

Lorsque ces éléments sont réunis :

Proprioception

  • le corps est senti avec précision
  • les appuis sont clairs
  • l’attention se stabilise

Neuroception

  • le système nerveux perçoit de la sécurité
  • la respiration s’apaise
  • les émotions se régulent

👉 Le corps envoie un message simple :

“tout est en ordre”


10. Une clé de compréhension

On pourrait résumer ainsi :

La proprioception nous permet d’habiter le corps.
La neuroception détermine si cet espace est vécu comme sûr.

Et les poussées fondamentales, soutenues par un bassin équilibré, deviennent :

le langage par lequel le corps retrouve sa stabilité et l’esprit son calme.

samedi 2 mai 2026

Nouvelles - Mai 2026



Entre enracinement, régénération et expansion…

L’hiver est désormais derrière nous.

Ce mois d’avril a été pour moi un temps de récupération, suite à ma blessure, mais aussi d’ouverture à de nouvelles expériences. J’ai notamment eu l’opportunité de participer à une initiation au Pilates lors d’un stage en Camargue… un lieu absolument magnifique, vibrant, profondément inspirant.

Ce lieu m’a tellement touché que j’y organiserai un stage en 2027.

Avec le retour de la lumière et de la chaleur, nous entrons maintenant dans une phase d’expansion.

Une expansion qui peut prendre différentes formes :
— élargir sa pratique,
— approfondir la conscience du corps,
— oser de nouvelles expériences,
— s’ouvrir aux autres,
— ou simplement laisser circuler davantage d’énergie en soi.

Voici les nouvelles du mois d’avril.


🌄 Printemps 2026 – Une énergie en mouvement

Les trois stages de printemps sont désormais complets :

— Vétan – Yoga & randonnée
— Luberon – Jeûne, yoga & randonnée
— Vercors – Yoga avec Murielle & Alberto

Ces stages seront de très belles occasions de ressentir l’énergie circuler en nous,
de libérer certains canaux parfois encrassés,
et de retrouver une forme de fluidité intérieure.


🌊 Été 2026 – Lumière et ressourcement

Le stage à Syros (5–12 juillet 2026) est confirmé et il reste encore quelques places.

Une magnifique opportunité de vivre une expérience de lumière, de mer et de profondeur intérieure.

Le stage en Alsace est complet.
Toutefois, s’il y a un réel désir de participation, je peux éventuellement tenter de libérer une ou deux places.


🍂 Automne 2026 – Se régénérer avant l’hiver

— Chavanod (3–4 octobre 2026) : complet
— Bourgogne (30 octobre – 1er novembre 2026) : confirmé, avec encore quelques places disponibles

Ce stage en Bourgogne sera une belle opportunité de refaire le plein d’énergie à l’aube de l’hiver.



🔭 2027 – Une dynamique qui s’amplifie

Deux nouveaux stages printaniers viennent d’être ajoutés :

— Chavanod (3–4 avril 2027)
— Camargue (6–9 mai 2027, pont de l’Ascension), dans un lieu absolument sublime

Je reviendrai très prochainement plus en détail sur les stages d’hiver 2027.
Les dates sont déjà fixées, et vous pouvez dès à présent consulter la programmation des stages sur le blog pour anticiper votre hiver.


🌿 Drôme – Domaine des Chabriers (août 2027)

Merci à toutes celles et ceux qui ont déjà manifesté leur intérêt.

👉 Le stage sera confirmé très prochainement.


🌿 Cévennes – Juin 2027 (avec Murielle)

Quelques manifestations d’intérêt ont été reçues, mais encore insuffisantes pour confirmer le stage à ce stade.

👉 Votre retour reste précieux pour orienter cette décision.


🌊 Paros – Okreblue (mai 2027)

Le projet prend forme, avec déjà plusieurs personnes intéressées.

Cependant, il manque encore quelques participants pour que je puisse m’engager définitivement.


🌍 Projets humanitaires – Éthiopie

Les projets avancent, malgré certaines difficultés.

Une partie des matériaux pour le Farm Project a déjà été achetée.
Cependant, l’Éthiopie traverse actuellement une importante pénurie de carburant, ce qui ralentit considérablement la progression sur le terrain.

En parallèle :

— des fonds ont été alloués pour lancer les études préalables à la construction d’un centre,
— ce centre aura une double vocation : pôle santé et hébergement pour des personnes sans abri,
— un bureau d’étude travaille actuellement sur les plans.

J’envisage de me rendre à Lalibela au mois de juin.

Cette présence sur place est essentielle :
— pour suivre concrètement l’avancement des projets,
— pour ajuster les décisions au plus près de la réalité locale,
— pour renforcer le lien avec les équipes sur place,
— et surtout pour rencontrer celles et ceux qui bénéficient de cette aide.

Car au-delà des projets, il y a des visages, des histoires, des vies.

Et cette présence humaine est, en soi, une forme de soutien profondément nécessaire.


🌿 En conclusion

Après l’intégration de l’hiver, vient le temps de l’expansion.

Les projets s’enracinent, les énergies circulent,
et chacun avance à son rythme, entre intériorité et ouverture.

👉 Vous pouvez consulter le tableau de programmation des stages directement sur le blog :

https://themountaineeringyogi.blogspot.com/2025/07/programmation-des-stages-le-20-juillet.html

N’hésitez pas à revenir vers moi :

— si un stage vous appelle,
— si vous souhaitez simplement échanger ou partager un ressenti,

Ces retours et ces échanges autour de la programmation sont précieux et participent pleinement à la construction de ces projets.

🙏 Je tiens également à remercier chaleureusement toutes celles et ceux qui m’ont envoyé des encouragements pour poursuivre la diffusion des lectures méditatives du week-end.
Les échanges qui en découlent sont riches et inspirants.

N’hésitez pas à écrire, y compris directement sur le blog :
vos avis, vos ressentis, vos questions sont toujours les bienvenus et nourrissent cette dynamique collective.


Merci à chacun pour votre présence sur ce chemin.

Au plaisir de vous retrouver,
sur les tapis, en montagne… ou ailleurs.

vendredi 1 mai 2026

Lecture méditative du WE du 1er mai 2026 : la pleine confiance

De la pleine conscience à la pleine confiance : un chemin intérieur

En ce long week-end du 1er mai, je vous propose de vous arrêter un instant…
et d’explorer une qualité intérieure essentielle, mais souvent fragile : la confiance.

Non pas une confiance superficielle, liée aux circonstances extérieures,
mais une confiance plus profonde, plus stable : la pleine confiance.

Dans la tradition du yoga, cette qualité n’est pas dissociée de la présence à soi.
Elle en est une conséquence directe.

Dans les Yoga Sutra de Patanjali, un aphorisme fondamental nous guide :

Le yoga est l’apaisement des fluctuations du mental. 

Autrement dit : tant que notre mental est agité, réactif, instable…
la confiance ne peut pas réellement s’installer.


Pourquoi la confiance est-elle si difficile ?

Dans notre vie quotidienne, nous pensons souvent manquer de confiance :

  • confiance en nous
  • confiance en nos capacités
  • confiance en les autres
  • confiance en la vie

Mais si l’on regarde de plus près, il ne s’agit pas d’un manque…
il s’agit plutôt d’un excès de protection.

Nous passons beaucoup de temps à :

  • anticiper ce qui pourrait mal se passer
  • éviter l’inconfort
  • contrôler les situations
  • nous protéger des autres

Ces mécanismes sont profondément humains.
Ils sont liés à notre système de survie.

Mais lorsqu’ils deviennent dominants, ils nous enferment.





Quand la survie prend toute la place

Prenons quelques exemples très concrets.

Confiance en soi

Vous souhaitez peut-être vous lancer dans un projet, proposer quelque chose, vous exprimer davantage…

Mais une petite voix intérieure apparaît :

  • « Et si je n’étais pas à la hauteur ? »
  • « Et si je me trompais ? »

Et immédiatement, le corps se contracte, le mental s’emballe…
et vous renoncez.

Ce n’est pas un manque de capacité.
C’est un mécanisme de protection.


Confiance dans les autres

Dans une relation, qu’elle soit amicale, familiale ou amoureuse, il peut y avoir cette difficulté à faire confiance.

  • peur d’être déçu
  • peur d’être trahi
  • peur de ne pas être reconnu

Alors, on garde une distance.
On contrôle.
On teste.

Et sans s’en rendre compte, on empêche la relation de s’ouvrir pleinement.


Confiance dans la vie

Il y a aussi cette relation plus globale à l’existence.

Face à l’incertitude, aux changements, aux imprévus…
nous pouvons entrer dans une forme de tension permanente :

  • besoin de tout prévoir
  • difficulté à lâcher prise
  • peur de perdre ce que l’on a construit

Et là encore, nous sommes dans une posture de protection…
plutôt que dans une dynamique de création.


La clé : la régulation de nos ressentis

Ce que nous enseigne profondément le yoga,
c’est que la confiance ne dépend pas uniquement de nos pensées.

Elle dépend de notre capacité à rester en présence de ce que nous ressentons.

Car dès qu’une émotion devient inconfortable :

  • peur
  • frustration
  • doute
  • insécurité

… le corps bascule automatiquement en mode survie.

Et dans cet état, il devient presque impossible de faire confiance.


Un chemin de pratique

Dans les Yoga Sutra de Patanjali, un autre aphorisme nous éclaire :


C’est par la pratique constante et le détachement que ces fluctuations s’apaisent. 

Cela signifie que ce chemin demande :

  • de la pratique : revenir encore et encore à l’observation
  • du lâcher-prise : ne pas s’accrocher à ce que nous vivons

Concrètement, cela commence par quelque chose de très simple…
mais profondément transformateur :

Observer :

  • une tension dans le corps
  • une émotion qui monte
  • une pensée qui s’emballe

Sans chercher immédiatement à fuir ou à corriger.


Observer sans se perdre

Ce n’est pas toujours facile.

Car observer, c’est accepter de ressentir.
Et ressentir, parfois, c’est inconfortable.

Mais peu à peu, un espace se crée.

Un espace entre :

  • ce que nous vivons
  • et la manière dont nous réagissons

Et dans cet espace, quelque chose de nouveau devient possible.


De la protection à la création

Lorsque nous ne sommes plus entièrement pris dans nos réactions,
nous retrouvons une capacité essentielle : le choix.

Et avec ce choix apparaît une autre énergie :

  • une énergie d’ouverture
  • une énergie d’élan
  • une énergie de création

C’est ici que la confiance commence à émerger.

Non pas parce que tout est sous contrôle…
mais parce que nous sentons intérieurement que nous pouvons traverser l’expérience.


Quelques pistes pour ce week-end

Je vous propose d’explorer, avec douceur :

  • À quels moments suis-je en train de me protéger plutôt que de vivre ?
  • Puis-je rester avec une sensation inconfortable quelques instants de plus ?
  • Qu’est-ce qui, en moi, cherche à être sécurisé ?
  • Est-il possible de relâcher un peu le contrôle ?
  • Que se passe-t-il dans mon corps lorsque je fais un pas vers la confiance ?

Une invitation

La pleine confiance n’est pas un état à atteindre une fois pour toutes.

C’est un chemin.

Un chemin fait d’observation, d’écoute intérieure…
et de petits déplacements subtils.

Peut-être qu’en ce week-end,
entre deux respirations,
entre deux moments de vie,

un espace s’ouvrira.

Un espace où vous n’aurez plus besoin de vous protéger…
mais simplement d’être là.

jeudi 30 avril 2026

Les poussées fondamentales -

 Revenir à l’intelligence du corps




Dans certaines lignées traditionnelles du yoga en Inde, les débuts de la pratique ne reposaient pas sur la diversité des postures, mais sur la répétition patiente de gestes simples, essentiels.
Parmi eux, ce que l’on appelle les poussées fondamentales occupaient une place centrale.

Ces actions, parfois imposées aux pratiquants débutants pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois, avaient une intention claire :
réveiller la conscience corporelle et structurer le corps de l’intérieur.

Avant de chercher la complexité, il s’agissait d’habiter pleinement le geste.


Une pratique guidée par le souffle

Au cœur de ces poussées, il y a la respiration.
Plus précisément, l’expiration devient un allié précieux.

C’est elle qui permet de relâcher les tensions inutiles,
d’approfondir le contact avec le sol,
et de laisser le corps s’inscrire naturellement dans la posture.

Ici, on ne force pas.
On accompagne.
On laisse faire.


Les cinq poussées fondamentales

1. La poussée des lombaires : s’ancrer

La première étape consiste à ramener les lombaires vers le sol, comme pour les y déposer avec conscience.
Ce geste, en apparence simple, demande finesse et écoute.

Il invite à stabiliser le bassin, à protéger le bas du dos,
et à créer une base solide à partir de laquelle le reste du corps peut s’organiser.


2. La poussée des membres inférieurs : s’étendre

Les jambes s’engagent activement, les pieds poussent vers l’extérieur.

Cette action crée une extension profonde, qui traverse le corps et participe à l’allongement de la colonne.
Même allongé au sol, le corps retrouve une forme de verticalité intérieure.


3. La poussée des membres supérieurs : relier

Les bras s’étirent en direction des pieds, comme pour établir un lien.

Cette opposition subtile entre le haut et le bas du corps crée une unité dans l’étirement,
une sensation d’espace et de cohérence.


4. La poussée de la nuque : apaiser

La nuque se rapproche délicatement du sol.

Ce geste allonge la colonne cervicale et invite à un relâchement du mental.
Il ouvre un espace de calme, de présence, presque méditatif.


5. La poussée des épaules : recentrer

Les épaules se dirigent vers une zone centrale du corps, légèrement sous le nombril.

C’est un mouvement d’intériorisation,
comme si toute l’énergie revenait vers un point d’équilibre.

Le corps se rassemble.
L’attention se densifie.


Vers une poussée unique

Avec le temps, ces différentes actions cessent d’être perçues comme séparées.

Elles deviennent les expressions d’un même mouvement,
une poussée globale, un engagement total du corps.

C’est une expérience subtile, qui ne s’obtient ni par la volonté ni par la performance,
mais par la répétition, la patience, et une écoute sincère.

Parfois, cela prend des semaines.
Parfois, des années.

Et pourtant, chaque instant de pratique contient déjà cette unité en germe.


Une sixième poussée… pour le sourire

Certaines traditions évoquent également une sixième poussée, plus discrète :
celle de la langue, qui vient se retourner vers le palais.

Un geste intérieur, presque invisible,
qui accompagne le mouvement de recentrage et invite à un retrait subtil des sens.

À explorer… ou simplement à savourer avec curiosité.



Stage en Camargue du 6 au 9 mai 2027 (Pont de l'Ascension)

Un lieu inspirant au cœur de la Camargue



C’est dans une magnifique maison de maître entièrement rénovée, nichée à Saint-Laurent-d’Aigouze, au cœur d’une petite ville camarguaise empreinte de la douceur du Sud, que nous vous accueillerons pour ce stage.https://www.lucypiada.com/

J’ai eu la chance d’y participer moi-même lors d’un stage en avril 2026, et j’ai été profondément marqué par ce lieu… mais aussi par l’accueil de sa propriétaire, qui y a mis tout son cœur.

Chaque détail a été pensé avec sensibilité pour créer un espace à la fois chaleureux, inspirant et parfaitement adapté à la pratique du yoga et à la relaxation.

Les chambres, la salle de pratique, le jardin… tout est aménagé avec goût, dans une harmonie simple et authentique. Une superbe salle de yoga nous accueillera pour les pratiques, avec également la possibilité, lorsque le temps le permet, de pratiquer en extérieur, en lien direct avec la nature environnante.

On s’y sent immédiatement apaisé, comme invité à ralentir, à respirer, à revenir à l’essentiel. L’atmosphère y est douce, paisible, presque enveloppante.

Et que dire de la cuisine… Préparée avec soin par notre hôte, elle est végétarienne, savoureuse, généreuse, et riche en goûts et en senteurs provençales. Un véritable plaisir des sens, en parfaite résonance avec l’esprit du lieu.


Le rythme du stage



Ce séjour est pensé comme une parenthèse équilibrée entre pratique, repos et découverte.

Les journées débuteront en douceur avec une collation légère, suivie d’une séance de respiration et de méditation de 8h à 9h.

De 9h30 à 10h45, nous pratiquerons un yoga flow, pour éveiller le corps, faire circuler l’énergie et s’ancrer dans la présence.

Un brunch convivial à 11h viendra ensuite nourrir le corps et prolonger ce moment de partage.

L’après-midi sera libre, afin de permettre à chacun de découvrir la richesse de la région ou simplement de se reposer.

Vous pourrez notamment explorer :

  • les plages sauvages de Camargue
  • la magnifique cité d’Aigues-Mortes et ses salins
  • le village typique des Saintes-Maries-de-la-Mer
  • ou encore profiter de balades et randonnées dans cette nature unique

Pour ceux qui le souhaitent, il est également possible de venir avec un vélo afin de parcourir les chemins typiques de Camargue et découvrir une partie de la ViaRhôna.

En fin d'après-midi , un yoga doux et relaxant permettra d’intégrer la pratique et de relâcher profondément les tensions, avant le dîner.



L’esprit du stage



Tout au long du séjour, nous explorerons le lien essentiel entre le corps, le système nerveux et notre équilibre intérieur.

Une attention particulière sera portée au nerf vague et à son lien avec les premiers chakras.

Comment retrouver un sentiment de sécurité intérieure ?
Comment apaiser le stress, souvent à l’origine de nombreux déséquilibres physiques, émotionnels et de l’agitation mentale ?

À travers les pratiques proposées — postures, respiration, méditation — nous chercherons à cultiver cet ancrage profond, cette stabilité intérieure qui permet de se sentir plus serein, plus présent, plus vivant.


Informations pratiques



📍 Lieu : Saint-Laurent-d’Aigouze (Camargue)

📅 Dates : du jeudi 6 mai 2027 à 16h au dimanche 9 mai 2027 à 16h
(pont de l’Ascension)

🚆 Accès :

  • Gare la plus proche : Lunel (à environ 10 minutes)
  • Aéroport : Montpellier
  • Possibilité d’organiser des navettes/taxis si plusieurs participants arrivent en même temps

💰 Tarif :

  • 620 € pour les membres
  • 650 € pour les non-membres
    (tout compris : hébergement, repas, pratiques)

🛏️ Supplément chambre individuelle : 150 €

💳 Modalités d’inscription :


🎁 Offre spéciale : -20 € pour toute inscription avant septembre 2026 


Une invitation



Ce stage est une invitation à ralentir, à vous reconnecter à votre corps, à votre souffle, et à retrouver un sentiment profond de sécurité intérieure.

Dans un lieu inspirant, porté par la douceur de la Camargue, nous prendrons le temps… simplement d’être.

Si cet appel résonne en vous, je vous invite à me faire part de votre intérêt dès maintenant.
Cela me permettra de confirmer le stage et d’en organiser les meilleures conditions pour le groupe.

Au plaisir de partager ces moments ensemble 🌿