vendredi 31 octobre 2025

Stage yoga , nature et ressourcement du 17 au 20 avril 2026 dans le Gard

🌿 Un souffle de printemps dans le Gard — Yoga, respiration et ressourcement


Du 17 au 20 avril 2026


C’est au cœur du printemps, dans la douce lumière d’avril, que je vous propose une parenthèse de ressourcement dans le Gard.

Quatre jours pour ralentir, respirer et retrouver l’élan vital, dans un lieu inspirant, au contact de la nature et du silence.


🫁 Le thème central : le souffle, source de vie


Ce stage sera particulièrement consacré à la respiration consciente, pilier essentiel de toute pratique yogique.

Nous explorerons plusieurs techniques de pranayama – la science du souffle – pour éveiller, purifier et équilibrer l’énergie intérieure :

  • Nadi Shodhana, la respiration alternée, pour harmoniser les canaux énergétiques ;

  • Kapalabhati et Bhastrika, souffles dynamiques qui activent le feu intérieur et stimulent la clarté mentale ;

  • Ujjayi, respiration de l’océan, pour apaiser et recentrer ;

  • et d’autres approches douces ou toniques selon les moments de la journée.


Ce travail du souffle sera relié à des pratiques de Hatha Yoga, de méditation, de yoga flow , et à des moments de relaxation sonore (bols tibétains, gongs).

Un véritable voyage intérieur pour sentir circuler le souffle de vie (prana) et se reconnecter à l’énergie fluide de l’eau, symbole du renouveau printanier.


🌄 Un cadre vivant et inspirant


Le Gard provençal nous offrira un environnement magnifique, entre forêts, rivières et villages de charme.

Au fil du séjour, des balades et découvertes seront proposées :

  • les cascades du Sautadet,

  • le village médiéval d’Aiguèze,

  • Goudargues, la “petite Venise du Gard”,

  • Uzès, premier duché de France,

  • la grotte Chauvet et les gorges de l’Ardèche,

  • ou encore les sentiers paisibles autour de la Chartreuse de Valbonne.


Ces activités seront choisies selon l’énergie du groupe et la météo, dans un esprit de liberté et de respect du rythme de chacun.


💰 Participation et soutien solidaire

  • 500 € pour les non-membres 

  • 480 € pour les membres de l’ASBL 


Ce tarif comprend :

  • 330 € pour l’hébergement et les repas (3 nuitées, draps/serviettes, salle de yoga, accompagnement sur les visites, bain sonore) – à régler directement à notre hôte Anna ;

  • 150 à 170 € de contribution pour l’organisation, les cours et les activités, versés à l’ASB qui soutient nos projets humanitaires en Éthiopie.


🪷 Acompte de 150 € à l’inscription sur le compte de l' ASBL et 160 euros par carte bancaire en suivant le lien suivant : https://buy.stripe.com/fZubJ1ezg5703tLc6l4sE0f



📍 Lieu du stage : https://annaboulieu.wixsite.com/souffleharmonie



Nous serons accueillis dans un espace simple et ressourçant, entre Ardèche et Cévennes.



📅 Infos pratiques

  • Dates : du vendredi 17 avril (arrivée en fin de journée) au lundi 20 avril (départ après le déjeuner)

  • Lieu : Gard provençal

  • Niveau : accessible à toutes et tous

  • Groupe limité – réservation recommandée


🧘‍♀️ Un souffle, un printemps, un renouveau intérieur.

Ce stage s’adresse à celles et ceux qui ressentent l’appel du souffle vivant, et souhaitent approfondir la pratique du pranayama comme art de transformation intérieure.

Séance de flow du 3 novembre 2025 - Cultiver son jardin intérieur

🌼 Introduction


 Ce lundi, je vous propose un flow de yoga consacré au thème “Cultiver son jardin intérieur”, inspiré par la sagesse yogique selon laquelle la vraie transformation commence en soi.

La posture du Guerrier Humble (Baddha Virabhadrasana) en sera le fil conducteur : une invitation à unir force et douceur, ancrage et lâcher-prise, puissance et humilité.

Prenez le temps de respirer, d’observer et de ressentir. Le jardin intérieur fleurit toujours dans le silence du cœur.


🌸 Cultiver son jardin intérieur


Dans la philosophie du yoga, l’essentiel ne réside pas dans la maîtrise du monde extérieur, mais dans la connaissance et la transformation du monde intérieur.

Le pouvoir externe, fondé sur la peur, le doute et le besoin de contrôle, s’appuie sur la personnalité et l’ego.

Le pouvoir interne, lui, émane de l’âme : il s’enracine dans l’amour, la confiance et la conscience.

C’est ce pouvoir intérieur que le yoga nous invite à cultiver, comme on cultive un jardin vivant et sacré.


« S’occuper de son jardin intérieur » est une belle métaphore du chemin de transformation que propose le yoga.
Il s’agit de prendre soin de son corps, de ses émotions, de son mental et de son âme — avec patience, constance et bienveillance.


🌱 1. Le plan physique — nourrir le sol de la vitalité


Tout comme le jardin a besoin d’eau, de lumière et de nutriments, notre corps a besoin d’une alimentation saine, d’un sommeil réparateur et d’un souffle conscient.

Les asanas (postures) et pranayamas (techniques respiratoires) entretiennent la vitalité, assouplissent le corps et harmonisent la circulation de l’énergie vitale (prāna).

Un corps bien enraciné, libre de tensions, devient un terrain fertile où la conscience peut s’épanouir.


🌿 2. Le plan émotionnel — cultiver la confiance et le lâcher-prise


Quand on sème des graines, on ne retourne pas la terre chaque jour pour vérifier leur croissance ; on leur fait confiance.

De la même façon, dans notre pratique du yoga, il faut savoir laisser faire et faire confiance à la vie.

Les émotions ont leur propre rythme ; les accueillir sans jugement, c’est permettre à la transformation intérieure d’avoir lieu.

La patience, la gratitude et la joie d’observer le processus de croissance sont les fleurs naturelles de ce plan émotionnel.

Ainsi, après une séance de yoga, on ressent souvent cette paix silencieuse — cette équanimité qui témoigne du bon équilibre du jardin intérieur.


🌾 3. Le plan mental — désherber les pensées et accueillir le changement


Un jardin change au fil des saisons ; certaines plantes fanent pour laisser la place à d’autres.

Le mental aussi doit apprendre à se renouveler.

Le yoga enseigne l’impermanence, et par là, la capacité d’acceptation et de transformation.

Cultiver un jardin intérieur demande discipline et connaissance : savoir quand semer, quand tailler, quand laisser reposer la terre.

De même, la pratique régulière du yoga affine notre discernement.

En ôtant les mauvaises herbes mentales — les croyances limitantes, les jugements et les attachements —, nous libérons l’espace nécessaire à la clarté et à la sérénité.


🌺 4. Le plan spirituel — semer l’intention et offrir les fruits


Planter une graine spirituelle, c’est formuler une intention claire : une direction intérieure qui éclaire notre pratique et notre vie.

Les fruits du jardin intérieur ne sont pas destinés à être gardés pour soi : ils se partagent.

Offrir, servir, partager : voilà la vraie floraison du yoga.

L’évolution spirituelle demande aussi d’accepter les cycles : les périodes de silence, de repos et de transformation.

Comme la nature, notre être connaît des saisons ; les honorer, c’est respecter notre propre rythme.

Lorsque notre jardin intérieur devient fertile, la joie s’y installe comme une lumière durable.


🕊 Posture cible : le Guerrier Humble 




Le Guerrier Humble incarne à merveille l’esprit de ce thème.

Il unit la force enracinée du guerrier et l’humilité du cœur qui s’incline vers la terre.

Les jambes puissantes et stables symbolisent la maîtrise du plan physique et la détermination intérieure.

Les bras liés derrière le dos ouvrent la poitrine et invitent à la reddition du mental, à la confiance dans la Vie.

La tête s’incline, le regard se tourne vers l’intérieur : l’énergie du cœur circule librement et se relie à la terre nourricière.


🌾 Symboliquement, cette posture est une offrande.
Elle rappelle que la vraie force n’est pas dans la conquête mais dans la capacité à s’abandonner avec conscience.


🌬 Conseils de pratique

  • Entrée : depuis Guerrier I, joignez les mains dans le dos (ou tenez les coudes), inspirez pour ouvrir la poitrine, puis expirez lentement en vous inclinant vers l’avant, le torse à l’intérieur de la cuisse avant.

  • Ancrage : gardez la stabilité du pied arrière et la fermeté de la jambe avant.

  • Respiration : laissez chaque expiration relâcher un peu plus le mental, comme si vous déposiez les tensions dans la terre.

  • Effets énergétiques : renforce l’ancrage (Muladhara), ouvre le cœur (Anahata) et apaise le mental (Ajna).

  • Intention : pratiquer avec gratitude et humilité, comme un jardinier qui offre son travail à la Vie.


🌞 Conclusion — le yoga, art de la culture intérieure


Cultiver son jardin intérieur, c’est cheminer vers une harmonie profonde entre le corps, le cœur et l’esprit.

Chaque graine semée — un geste conscient, une respiration, un élan du cœur — prépare le terrain de la paix intérieure.

Et peu à peu, le monde extérieur se transforme à son tour, reflet naturel du monde intérieur devenu lumineux.


« Celui qui cultive la paix en lui-même, l’offre silencieusement au monde. »
— Inspiration yogique

mercredi 29 octobre 2025

Séance de hatha du 29 octobre 2025 -Les mains, instruments de conscience et d’énergie


Les poètes, les écrivains, les sculpteurs et les philosophes ont tous célébré la main de l’homme, reflet de sa créativité et de son génie. Depuis les premières peintures rupestres, la main est représentée comme une empreinte sacrée de l’existence humaine — signe de présence, d’expression, de transformation.


Dans toutes les civilisations, les mains traduisent les émotions profondes : amour, paix, agressivité, angoisse…

Elles fascinent par leur symbolisme : prendre, donner, recevoir, exprimer, caresser, mais aussi implorer.

Elles accompagnent la parole, amplifient les émotions, traduisent nos intentions.

Dans le geste de prière ou dans l’ouverture des paumes, la main devient un canal de la spiritualité : un pont entre l’humain et le divin.


Les mains comme conducteurs d’énergie

Si le yoga occidental ne met pas toujours l’accent sur le rôle énergétique des mains, la tradition indienne leur accorde une place essentielle.

Les mains sont perçues comme des conducteurs d’énergie vitale (prāna).

Les gestes précis des doigts — appelés mudrās — permettent de diriger, de canaliser ou de sceller cette énergie.



Chaque doigt est relié à un élément, à un chakra et à une dimension intérieure :

  • L’annulaire correspond à la terre et au chakra racine : il symbolise l’engagement et la stabilité.

  • L’auriculaire est associé à l’eau et au chakra sacré : il représente la confiance et le lâcher-prise.

  • Le pouce est lié au feu et au plexus solaire : il exprime la puissance et l’affirmation de soi.

  • L’index est relié à l’air et au chakra du cœur : il guide et oriente.

  • Le majeur correspond à l’éther et au chakra de la gorge : il évoque l’expression authentique.


Chaque doigt pourrait à lui seul faire l’objet d’une méditation : le pouce et sa force, l’index qui montre et affirme, le majeur et sa lucidité, l’annulaire et le lien, l’auriculaire et la communication subtile.


Les mudrās : sceller l’énergie


Le mot mudrā signifie littéralement « sceau ».

Chaque mudrā ferme ou complète un circuit énergétique dans le corps.

La paume reçoit l’énergie, les doigts la diffusent.

En réunissant certains doigts, on réoriente les flux énergétiques et on invite le corps à se rééquilibrer.


Par exemple, lorsque l’on pose les mains sur les genoux, paumes vers le ciel, et que l’on joint le pouce et l’index, on relie le feu du plexus solaire à l’air du cœur. Ce geste simple, appelé Jnana Mudrā, favorise la clarté mentale et la paix intérieure.


Un autre mudrā, Apana Mudrā, relie le pouce, l’annulaire et le majeur. Il aide à libérer les émotions refoulées, à se purifier intérieurement et à se délester de ce qui pèse. Pratiqué régulièrement, il favorise un sentiment d’allègement et de clarté intérieure.


L’art de ressentir par les mains


Pratiquer un mudrā n’est pas un simple geste mécanique : c’est une méditation subtile sur les sensations, une écoute du courant énergétique.

En observant la chaleur, la densité, le picotement ou la douceur du souffle dans les doigts, on apprend à se centrer et à calmer le mental.


Les maîtres yogis recommandent une pratique quotidienne, même de quelques minutes, pour éveiller cette conscience subtile. Avec le temps, les mains deviennent de véritables instruments de perception et de guérison.


Les mains dans la pratique posturale


Les mains participent aussi pleinement à la stabilité dans les postures : dans le Chien tête en bas, la Planche ou le Corbeau, elles servent d’ancrage, d’appui, de fondation.

Elles relient symboliquement la terre et le cœur.

Elles sont également le prolongement du souffle — à travers elles, nous respirons le monde.

Comme toute autre partie du corps, les mains ont besoin d’être détendues, étirées et renforcées. Leur surmenage, notamment par l’usage constant des écrans ou des tensions quotidiennes, mérite une attention bienveillante.


Se prendre en main


Symboliquement, les difficultés aux mains ou aux doigts sont souvent le signe d’un déséquilibre intérieur. Elles invitent à « se prendre en main », à redevenir l’acteur conscient de son existence.

Se prendre en main, c’est :

  • écouter son corps et son souffle,

  • observer ses pensées avec lucidité,

  • accueillir ses émotions sans s’y noyer,

  • retrouver l’élan de sa véritable nature.


C’est un appel à la responsabilité intérieure, à la cohérence entre pensée, parole et action.

Le bonheur ne dépend pas de l’extérieur, mais de notre alignement avec nous-même — comme une main qui se tend enfin vers la vie, ouverte et confiante.


« Nos mains sont le prolongement de notre cœur.

En elles réside le pouvoir de créer, d’aimer, de guérir et de transformer. »


Mudrā du jour à expérimenter


Jnana Mudrā (le mudrā de la connaissance)

Asseyez-vous confortablement, mains posées sur les genoux.

Touchez doucement le bout du pouce avec celui de l’index, les autres doigts détendus.

Fermez les yeux et portez votre attention sur les sensations dans vos mains.

Restez ainsi 5 à 10 minutes, en respirant lentement et consciemment.


Ce geste simple favorise la clarté intérieure et le calme mental.

Il nous rappelle que nos mains reflètent l’état de notre cœur : ouvertes, attentives, prêtes à donner et à recevoir.

mardi 28 octobre 2025

Stage Yoga et randonnée à Vetan dans la vallée d'Aoste du 13 au 17 mai 2026

J’ai le plaisir de vous annoncer le stage Yoga & Randonnée qui se déroulera à Vétan, un magnifique hameau perché à près de 1800 mètres d’altitude dans la Vallée d’Aoste, du mercredi 13 mai au soir au dimanche 17 mai 2026, à l’occasion du pont de l’Ascension.



Ce séjour sera une véritable immersion en montagne, entre silence, nature et ressourcement, avec :

  • 3 à 4 jours de randonnée dans un cadre alpin grandiose,

  • des séances de yoga chaque jour, dans une  salle  spécialement dédiée à la pratique et si la météo le permet nous pratiquerons à l’extérieur , 

  • un hébergement chaleureux dans une auberge réputée pour sa délicieuse cuisine de montagne italienne et ses chambres confortables avec vue sur les sommets.


🗓️ Programme indicatif

  • 13 mai (soir) : arrivée, installation, présentation du séjour

  • 14, 15, 16 mai : randonnées et séances de yoga quotidiennes

  • 17 mai : dernière pratique de yoga, petite randonnée, et départ dans l’après-midi


💰 Tarif tout compris (hébergement, pension complète, pique-niques, salle de yoga, encadrement yoga et randonnées) :

  • 550 € pour les membres de l’association (560 euros par carte bancaire) 

  • 580 € pour les non-membres (590 euros par carte bancaire) . 


📍 Inscriptions

Le stage est limité à 15  participants.


Le stage sera confirmé . Les inscriptions sont en cours . 


🧾 Modalités de réservation

L’inscription est confirmée par le versement d’un acompte de 250 € :

👉 Les inscriptions seront clôturées le 1er décembre 2025.


Voici le lien vers le site de l’auberge pour celles et ceux qui souhaitent découvrir ce lieu authentique de montagne et son ambiance italienne si accueillante: https://www.lovevetan.com/

Au plaisir de partager ensemble cette belle expérience d’altitude, entre yoga, air pur et marche consciente 🌿


Voyage humanitaire en Ethiopie🌿 Épisode 4 – Le pôle santé : la pharmacie de Lalibela


L’histoire du pôle santé en Éthiopie remonte à mes tout premiers voyages à Lalibela.

Lors d’une de ces visites, j’ai été accueilli par une famille extrêmement pauvre, vivant dans une petite case à plus de 3 600 mètres d’altitude. Malgré la précarité, ils m’ont offert le café, avec une générosité bouleversante. Ce moment a marqué un tournant : j’ai décidé d’aider cette famille à se relever.


Parmi les enfants, j’ai soutenu le garçon en lui offrant la possibilité d’obtenir son permis de conduire, et j’ai accompagné la jeune fille, tout juste diplômée du secondaire, dans la poursuite de ses études. Après une remise à niveau en anglais, elle a choisi de se former dans le domaine de la santé, et plus précisément en pharmacie.


🌱 La naissance d’un rêve


Quelques années plus tard, une fois diplômée, elle a exprimé le souhait d’ouvrir une pharmacie dans son village. Avec l’aide de notre association, ce rêve a pu se concrétiser.

Nous avons financé le premier loyer, cherché un local — non sans difficultés —, obtenu une licence grâce à un tuteur situé à plus de 250 km, et constitué un premier stock de médicaments essentiels.


La première pharmacie a ainsi vu le jour. Elle a fonctionné plusieurs années, offrant des médicaments à prix coûtant, voire gratuitement pour les plus démunis. Mais les circonstances locales ont malheureusement conduit à sa fermeture : le propriétaire des lieux ayant été accusé de financer la rébellion régionale, les autorités ont ordonné la fermeture du bâtiment.





💊 Une deuxième naissance


Loin de nous décourager, nous avons décidé d’ouvrir une seconde pharmacie, cette fois conforme aux nouvelles normes sanitaires (surface de 35 m², matériel médical, balance, tensiomètre, ordinateur, etc.).


Aujourd’hui, cette pharmacie approvisionne sept dispensaires locaux, proche du prix coûtant, car la plupart d’entre eux dépendent de financements publics ou d’organisations non gouvernementales.




Mais surtout, cette pharmacie est devenue bien plus qu’un simple lieu de distribution.

C’est un véritable pôle de santé, un espace d’écoute et de conseils où l’on accompagne les habitants dans leurs besoins quotidiens. On y prodigue des conseils médicaux, on y distribue du lait maternisé pour les nourrissons et des médicaments gratuits pour les plus pauvres.


Dans un pays où l’accès aux soins reste extrêmement limité et où le prix des médicaments dépasse souvent les moyens de la population, ce lieu représente une bouffée d’espoir et de dignité.

La santé est un bien inestimable, et la rendre accessible à tous est l’une des plus belles missions que l’on puisse porter.




🔸 Un projet pour demain


La situation actuelle demeure fragile. Le propriétaire du local, ayant appris que la pharmacie est soutenue par une association étrangère, a exigé plusieurs augmentations de loyer, rendant le projet économiquement instable.


C’est pourquoi nous réfléchissons aujourd’hui à une solution durable : construire notre propre pôle de santé.

Le terrain pressenti permettrait d’accueillir non seulement la pharmacie, mais aussi un petit salon de coiffure pour une jeune femme dont nous avons financé la formation, ainsi qu’un espace de restauration solidaire pour nourrir les plus démunis.

À l’arrière, nous pourrions bâtir quelques chambres d’accueil destinées aux sans-abris, leur offrant à la fois un toit, un repas chaud et un accès aux soins de base.


Ce futur ensemble incarnerait une vision globale de la solidarité : soigner, nourrir et héberger.

Un lieu de vie, de soin et d’espérance, à l’image de ce que nous souhaitons semer à Lalibela depuis le tout début.


Ce projet sera présenté lors du prochain Conseil d’administration et de l’Assemblée générale de notre association, avec l’espoir qu’il puisse voir le jour dès l’année prochaine.


🙏 Soutenir le projet

Si vous souhaitez contribuer à ce pôle santé et à la continuité de la pharmacie de Lalibela, vous pouvez le faire en effectuant un don via notre lien sécurisé :

https://buy.stripe.com/14A6oHgHo9ngd4l2vL4sE01

Chaque contribution, même modeste, aide à offrir des soins, des médicaments et un peu de dignité à ceux qui en ont le plus besoin.

lundi 27 octobre 2025

Séance de Yin du 27 octobre 2025 - La conscience des pensées

Après avoir exploré la conscience du corps et celle des émotions, nous arrivons à une étape essentielle de notre cheminement : la conscience des pensées.

Nos pensées forment un flux continu, un mouvement incessant à l’intérieur de notre esprit. Certaines sont neutres, utiles, nécessaires à notre vie quotidienne ; d’autres, plus subtiles, naissent de nos émotions, de nos conditionnements, de nos croyances ou de nos peurs.


Le yoga nous invite à devenir le témoin de ce flot, à prendre conscience de ce petit ordinateur intérieur qui, sans cesse, produit des images, des jugements, des projections.

Devenir le témoin, c’est créer un espace entre ce que nous pensons et ce que nous sommes. Cet espace, c’est celui de la conscience. C’est à partir de là que peut naître une véritable clarté intérieure.


Lorsque nous nous identifions à nos pensées, nous sommes ballotés par elles ; elles deviennent alors notre réalité. Mais lorsque nous les observons avec calme et discernement, nous découvrons que nous pouvons choisir les pensées qui nous élèvent, celles qui nourrissent notre paix, notre confiance, notre bien-être.


Le yoga et la méditation sont des voies précieuses pour apaiser ce tumulte intérieur.

En détendant le corps, nous relâchons la tension nerveuse. En harmonisant la respiration, nous apaisons les émotions. Et lorsque ces deux plans s’apaisent, l’esprit devient plus clair, plus stable, plus lumineux.

Alors seulement, la conscience peut se poser, et nous pouvons voir nos pensées passer comme des nuages dans le ciel — sans nous y accrocher.


Ce soir, notre pratique de yin yoga sera une invitation à cette clarté intérieure.

Nous laisserons le corps s’ouvrir lentement, nous écouterons la respiration, et nous apprendrons à observer ce qui se passe à l’intérieur sans rien vouloir changer.

La posture cible de cette séance sera le Cœur Aimant (Anahatasana) — une posture douce et profonde dans laquelle le cœur touche la terre.

Elle symbolise un renversement d’ordre : placer le cœur avant la tête, sentir avant de penser, être avant de faire.

Lorsque le cœur est en contact avec la terre, il se relie à la stabilité, à la confiance et à la tendresse. Alors les pensées, apaisées, peuvent retrouver leur juste place — non plus comme des maîtres, mais comme des servantes de la conscience.


Au cours de la séance, nous reviendrons sur cette posture du Cœur Aimant, qui assouplit la région du cœur et permet une détente profonde.

Elle ouvre les épaules, stimule les intestins et libère la zone thoracique de ses tensions accumulées.

À ne pas confondre avec la posture de l’enfant, où le bassin repose sur les talons : ici, le bassin reste au-dessus des genoux, et c’est le cœur qui se dépose vers la terre, dans un geste d’offrande et d’abandon.


Symboliquement, il s’agit d’une posture de prosternation, une attitude d’humilité et de don, où le cœur est mis en jeu.

Travailler sur cette zone, c’est toucher à ce qu’il y a de plus universel : le processus de transformation du cœur humain, présent dans toutes les traditions spirituelles — amour, compassion, charité, indulgence, tendresse.

C’est le centre du cheminement intérieur, là où l’humain se relie à plus grand que lui, dans la douceur et la conscience.


Cette pratique est un retour à l’essentiel : écouter la sagesse du cœur, accueillir sans jugement, et laisser le mental se dissoudre dans la paix du souffle.

C’est ainsi que naît la véritable paix intérieure — celle qui ne dépend pas de ce que nous pensons, mais de ce que nous sommes vraiment.

mercredi 15 octobre 2025

Long WE de ski de randonnée et yoga à l'hospice du Grand St Bernard du 14 au 16 mars 2025



J’ai le plaisir de vous confirmer l’organisation d’un week-end ski de randonnée et yoga à l’Hospice du Grand Saint-Bernard, du vendredi 14 au dimanche 16 mars 2026.

Un lieu magique, chargé d’histoire, perché au cœur des Alpes, où nous pourrons allier plaisir de la montagne, silence et ressourcement.


Le groupe sera limité à 12 personnes (guides et enseignant inclus) car j’ai réservé pour 12 personnes , mais pourrait être étendu à 14 en cas de demande supplémentaire, selon les disponibilités de l’Hospice.

Les inscriptions seront validées dans l’ordre des paiements reçus, le paiement complet étant requis pour confirmer la réservation.


💰 

Tarif du séjour (hébergement + organisation + yoga)

  • 270 € pour les membres de l’association

  • 300 € pour les non-membres


Ce montant comprend :

  • l’hébergement en pension complète à l’Hospice du Grand Saint-Bernard (2 nuits, pique-nique inclus),

  • les pratiques de yoga matinales ou après les randonnées,

  • l’organisation du séjour.


⚠️ Les honoraires des guides ne sont pas compris dans ce montant et seront partagés entre les participants selon le nombre final.


🏔️ 

Quelques précisions


Les randonnées seront adaptées au niveau du groupe.

Les séances de yoga se feront dans la simplicité . Normalement nous disposerons d'une salle mais sans la connaitre je n'ose pas trop m'avancer . 🌞.


📩 

Pour s’inscrire


Merci d’effectuer le paiement complet (270 € ou 300 € selon votre statut) dès que possible sur le compte de l’association. 

Les places seront confirmées dans l’ordre des paiements reçus.


Pour un paiement sécurisé en ligne :

(les montants incluent les frais Stripe)


🌟 Au plaisir de partager cette belle expérience de montagne et de yoga avec vous !



mardi 14 octobre 2025

Voyage humanitaire en Éthiopie – Épisode 3 - survivre avec dignité


Les sans-abri de Lalibela : survivre avec dignité



Parmi les nombreuses rencontres de ce voyage, celles qui m’ont le plus profondément touché sont celles des hommes et des femmes qui, avant l’aide de notre association, vivaient uniquement de mendicité.

Sans abri, sans revenu, sans certitude de manger chaque jour.

Beaucoup d’entre eux sont aveugles ou portent les séquelles d’un handicap physique : une jambe paralysée, un bras inutilisable, ou d’autres blessures plus anciennes, plus profondes aussi.



L’un d’eux m’a raconté son histoire : emprisonné pendant la dictature, il a été torturé et laissé infirme, les jambes brisées. Aujourd’hui, il ne peut plus marcher, mais il est au moins nourri et accompagné grâce à notre soutien.

Nous essayons, quand c’est possible, de leur trouver un petit abri pour la nuit, car les soirées peuvent être froides à Lalibela.



Au départ, ils étaient dix.

L’un nous a quittés pour l’autre monde, un autre a disparu, peut-être retourné vers son village d’origine.



Ils sont aujourd’hui 9 , et nous les accompagnons aussi fidèlement que possible.

Ce que nous leur apportons n’est pas de l’opulence, loin de là — mais la sécurité d’un repas quotidien, et, avec elle, un peu de paix intérieure.



Je garde en mémoire cette scène bouleversante :

une femme aveugle, rayonnante malgré la pauvreté, a tenu à partager son injera avec moi.

Elle a cherché ma main, en a pris un morceau et me l’a doucement placé dans le creux de la paume, pour que je mange avec elle.




Un geste d’une tendresse infinie, symbole de ce lien de cœur qui dépasse la misère et redonne sens à nos actions.


Ces huit visages, que vous découvrirez en photo dans l’article, sont les témoins vivants de la solidarité que notre communauté rend possible.

Grâce à votre soutien, ils mangent chaque jour et peuvent affronter l’existence avec dignité, courage et, souvent, un sourire.


🌿

Si vous souhaitez soutenir nos projets humanitaires à Lalibela et contribuer à offrir un repas quotidien à ces personnes sans abri, vous pouvez le faire simplement via le lien suivant :

https://buy.stripe.com/14A6oHgHo9ngd4l2vL4sE01

Chaque geste, aussi petit soit-il, fait une différence réelle et contribue à redonner espoir.



🍂 Stage de yoga à la Maison du Grand Pré — 1 & 2 novembre 2026

🍂 Stage de yoga à la Maison du Grand Pré — 1 & 2 novembre 2026


S’aligner intérieurement à la saison d’hiver : écouter, se recentrer, se ressourcer


Pour bien aborder la saison hivernale, je vous propose un stage unique à la Maison du Grand Pré, à seulement 10 km d’Annecy, dans un cadre paisible et ressourçant, en pleine nature.

Bus à partir d'Annecy le 3 et le 12 . 

🌟 Thème : S’ancrer et s’aligner avant l’hiver — Travailler son intention et la clarté du regard intérieur (Ajna, le centre de l’intuition)


Entre pratiques de yoga, méditations guidées et moments d’introspection, nous ouvrirons un espace pour écouter nos aspirations profondes et nourrir la lumière intérieure avant la saison du repli et du repos.


🌿 Le lieu


Nous pratiquerons dans une salle lumineuse, chaleureuse et parfaitement adaptée au yoga, à la méditation et aux moments de partage.


Si le temps le permet, une petite randonnée d’automne sera proposée aux alentours : une marche silencieuse pour se relier à la nature et au souffle du moment présent.


🗓 Programme prévisionnel


Chaque matin commencera par un temps de méditation et de respiration, suivi d’un atelier exploratoire.

  • Samedi matin : séance de Flow Yoga pour activer et réchauffer l’énergie.

    L’après-midi : Yin Yoga pour relâcher en profondeur et préparer au lâcher-prise.

  • Dimanche matin : méditation, respiration et Hatha Yoga pour affiner l’alignement intérieur.

    L’après-midi : Yin Yoga et relaxation, pour intégrer le travail du week-end en douceur.


Au milieu de la journée, après le repas, une promenade ou randonnée douce sera proposée pour prolonger le contact avec la nature et la respiration consciente.


💰 Tarifs (pour les 2 jours)


Membres :  180 € (sans repas)

Non-membres : 210 € (sans repas)

Acompte à l'inscription : 110 euros 

Tarif à la journée :

  • Membres :  100 € (sans repas)

  • Non-membres :  115 € (sans repas)


🍽️ Pour le repas de midi  , il n'est pas possible de le prendre sur place car le centre sera fermé (sauf pour nous)donc je regarde une formule dans les environ (pizza ou équivalent) ou bien ce sera déjeuner sandwich . 

Pour ceux que ça intéresse on pourrait organiser un diner le soir sur Annecy (ce sera probablement le dernier WE du marché de Noel) 

🏡 Nuitée avec petit-déjeuner : 45 € en chambre individuelle ou 35 € en chambre partagée.


❤️ Un stage solidaire


Tous les bénéfices de ce stage seront intégralement reversés à l’Association pour l’aide humanitaire au village de Lalibela, en Éthiopie.

Ainsi, nous cultiverons non seulement notre clarté intérieure, mais aussi un élan du cœur tourné vers le monde.


📝 Vous êtes intéressé(e) ?

Merci de me faire part de votre intérêt .

Je vous recontacterai dès que le seuil minimum de participants sera atteint, pour organiser la suite.


✨ Au plaisir de partager ensemble ce moment d’alignement, de douceur et de présence avant l’hiver.

Séance de flow du 16 octobre 2025 - La conscience de émotions


Après avoir affiné la conscience du corps, vient naturellement le temps de se tourner vers ce qui l’anime : les émotions.

Elles sont les vagues de notre monde intérieur — parfois douces et apaisantes, parfois puissantes et déstabilisantes.

Le yoga nous apprend à ne plus les craindre, ni les refouler, mais à les ressentir, reconnaître et transformer.


Les émotions : un langage du corps énergétique


Chaque émotion est une vibration, une onde d’énergie qui circule dans le corps.

La peur se contracte dans le bassin et les jambes ; la colère brûle dans le plexus solaire ; la tristesse s’alourdit dans la poitrine ; la joie dilate tout l’espace intérieur.


Les émotions sont ainsi le langage du corps énergétique (prānamaya kośa) — ce champ d’énergie subtile qui réagit à tout ce que nous vivons, avant même que l’esprit ne mette des mots.


Prendre conscience de ses émotions, c’est apprendre à percevoir les mouvements de cette énergie : où elle se bloque, où elle s’écoule, où elle appelle à être libérée.


Le rôle du yoga : un laboratoire d’écoute intérieure


La pratique du yoga devient alors un miroir de nos émotions.

Chaque posture réveille des sensations, chaque respiration fait remonter une mémoire.

Lorsque le corps s’ouvre, l’énergie circule à nouveau, et avec elle, des émotions enfouies refont surface.


C’est là que la pratique devient vivante :

non plus un enchaînement mécanique d’asanas, mais une exploration de soi à travers le ressenti.

L’enjeu n’est pas de contrôler les émotions, mais de leur laisser un espace d’expression conscient — sans jugement, sans fuite, sans dramatisation.


Ressentir, accueillir, transmuter


Développer la conscience émotionnelle passe par trois attitudes fondamentales :

  1. Ressentir – être présent aux sensations du corps, sans chercher à les modifier.

  2. Accueillir – reconnaître ce qui est là, avec bienveillance : peur, tristesse, joie, colère, tendresse…

  3. Transmuter – laisser l’énergie se transformer d’elle-même, par la respiration, le mouvement, le son ou la méditation.


Ainsi, la pratique devient un processus d’alchimie intérieure.

L’énergie des émotions, autrefois perturbatrice, devient une force vivante : celle qui nous relie à notre profondeur, à notre créativité, à notre humanité.


🐪 Posture cible : Ustrāsana, la posture du chameau



Ustrāsana est une posture d’ouverture du cœur et de libération émotionnelle.

En ouvrant la poitrine, elle active le centre d’Anāhata, là où se rencontrent la vulnérabilité et la force intérieure.

L’étirement intense du thorax permet de relâcher les tensions accumulées autour du cœur — qu’elles soient physiques ou symboliques.


💬 Dans Ustrāsana, le cœur se livre sans protection.
On accepte d’être touché, d’être vulnérable, et c’est là que la véritable force se révèle.


Sur le plan énergétique :

  • Elle équilibre le feu du plexus solaire (Manipura) et l’air du cœur (Anāhata).

  • Elle aide à transformer la colère en courage, la peur en confiance, la tristesse en ouverture.

  • Elle stimule la respiration profonde et libère le diaphragme, pont entre le corps et les émotions.


Sur le plan intérieur :

  • Elle nous apprend à rester ouverts même face à l’intensité, à respirer dans ce qui nous bouleverse.

  • Elle invite à s’abandonner à la vie avec foi et tendresse.


Une pratique de yoga pour éveiller la conscience émotionnelle


Dans la séance à venir, nous explorerons ce thème à travers un flow fluide, où chaque mouvement deviendra un canal d’expression du ressenti.

Les transitions au sol, les torsions et les extensions du cœur seront nos alliées pour libérer les stagnations émotionnelles et équilibrer le flux entre le ventre et la poitrine, là où se tissent nos émotions les plus profondes.


Nous chercherons moins à “performer” qu’à laisser bouger ce qui veut bouger, à respirer ce qui veut être respiré, à écouter ce qui cherche à être entendu.


Vers la maîtrise intérieure


La conscience des émotions n’est pas une fin, mais une porte vers la maîtrise de soi.

Non pas une maîtrise rigide, mais une forme de souveraineté intérieure :

celle où l’on cesse d’être emporté par les vagues, parce qu’on a appris à les sentir venir, à les surfer, à les honorer.


Le yoga nous enseigne que toute émotion est une manifestation du prāna, de l’énergie vitale.

Et lorsque nous apprenons à circuler avec elle plutôt que contre elle, la vie devient fluide, créative et profondément paisible.


🌬️ En résumé

  • Le corps émotionnel est un champ d’énergie vibrant (prānamaya kośa).

  • Les émotions sont des mouvements de cette énergie : contraction, expansion, flux.

  • Le yoga nous aide à les percevoir, les accueillir et les transformer.

  • La posture du chameau ouvre la voie à la libération et à l’amour.

  • Ressentir ses émotions, c’est apprendre à vivre plus consciemment, plus pleinement.

samedi 11 octobre 2025

Séance de Hatha du 13 octobre 2025 :🌿 La conscience du corps : premier échelon de l’éveil yogique


Dans notre monde moderne, beaucoup croient que le mental détient la clé du bien-être.

Mais dans la voie du yoga, le corps est la première porte de la conscience.

C’est lui le messager — à travers ses tensions, ses raideurs, ses douleurs, il nous parle, il nous guide, il nous enseigne.

Il nous rappelle sans cesse à l’ordre : reviens à toi.


Le corps, un maître silencieux


Sur le tapis, le corps devient un compagnon sincère.

Il ne ment jamais.

Chaque résistance, chaque déséquilibre, chaque malaise est un message, parfois discret, parfois insistant.

Mais savons-nous vraiment l’écouter ?

Sommes-nous prêts à accueillir ce qu’il nous révèle — même quand cela dérange ?


Trop souvent, nous fuyons les sensations que nous jugeons « inconfortables ».

Nous évitons d’y plonger, par peur de ce qu’elles pourraient dire.

Pourtant, c’est là, au cœur même de la sensation, que commence le chemin de la conscience.


Quand le mental se fait obstacle


Le mental aime comprendre, analyser, contrôler.

Mais lorsqu’une émotion se manifeste dans le corps — une crispation, une lourdeur, une tension — il cherche à l’éteindre.

C’est ainsi que nous abaissons notre niveau d’attention et perdons le contact avec nous-mêmes.

Chaque tension refoulée devient une porte fermée sur un fragment de notre être.


Le yoga nous propose une autre voie : celle de l’observation sans jugement, de la présence simple et lucide.

Ne rien interpréter, ne rien fuir, juste sentir.

Apprendre le langage du corps, fait de chaleur, de pulsation, d’élan et de souffle.


La posture comme miroir intérieur


Dans chaque posture, nous rejouons ce dialogue entre action et réceptivité.

Nous engageons le corps, mais sans violence ;

nous respirons, mais sans effort ;

nous observons, mais sans intervenir.

C’est ainsi que naît le témoin intérieur : celui qui perçoit sans juger, celui qui sent sans se raconter d’histoire.


Chaque posture devient alors un champ d’exploration consciente, une conversation subtile entre effort et lâcher-prise.


🧘‍♀️ Posture cible : 

Parighasana – la posture de la charnière



À genoux, une jambe s’étire latéralement, le pied bien posé au sol.

Les bras se soulèvent dans un grand élan d’ouverture.

La main du côté de la jambe tendue descend lentement pour saisir le pied ou la cheville,

tandis que l’autre bras s’élève, allongeant tout le flanc opposé.

Le regard suit la main qui monte, le souffle s’étire, la cage thoracique s’ouvre.


Points de conscience


Invitation intérieure


Parighasana est une charnière au sens littéral et symbolique.

Elle unit l’intérieur et l’extérieur, la stabilité et la fluidité, la force et la douceur.

En elle, le corps apprend à s’ouvrir sans se perdre et à s’étendre sans se disperser.

Elle nous enseigne que la conscience du corps naît là où la forme s’efface et où le souffle devient guide.


Le corps comme voie d’éveil


Prendre conscience du corps, c’est revenir à la vie telle qu’elle est —

dans le mouvement, la chaleur, les micro-sensations, le flux du souffle.

C’est accepter de se laisser traverser par l’expérience, sans mentaliser, sans contrôler.

Peu à peu, les zones de tension s’apaisent, non parce qu’on les a forcées, mais parce qu’elles ont été entendues.


La conscience du corps est un premier pas, mais un pas essentiel :

c’est le retour à soi, à la présence, à l’unité.

Dans cette écoute, le corps devient temple, le souffle devient prière,

et la conscience devient lumière.


🌸 Pratiquez chez vous


Installez-vous à genoux, tendez la jambe droite sur le côté, inspirez pour élever les bras et laissez-vous aller dans l’étirement latéral.

Restez trois à cinq respirations profondes, puis changez de côté.

Sentez le souffle qui circule, le flanc qui s’ouvre, la conscience qui s’élargit.

Ne cherchez rien à accomplir : laissez simplement le corps vous parler.