jeudi 12 février 2026

Lecture méditative du WE du 14 et 15 février 2026 : les croyances limitantes



🌿 Les croyances limitantes : ces murs invisibles que nous habitons

Il existe en nous des phrases silencieuses.

Des phrases que nous ne prononçons presque jamais à voix haute…

et pourtant elles dirigent nos gestes, nos émotions, notre posture, nos choix.

« Je ne suis pas assez souple. »

« Je ne suis pas capable. »

« Je dois faire plus. »

« Je ne mérite pas. »

« Il vaut mieux ne pas déranger. »

Ces phrases sont des croyances limitantes.

Elles ne sont pas la réalité.

Elles sont des conclusions anciennes devenues des vérités intérieures.


🌱 Comment s’installent-elles ?

Une croyance limitante naît souvent d’une expérience répétée :

  • une remarque d’enfance,

  • un échec mal intégré,

  • un regard critique,

  • une comparaison,

  • un choc émotionnel.

À force d’être répétée intérieurement, la phrase devient un filtre.

Et ce filtre façonne notre perception du monde.

Le cerveau adore la cohérence.

Il va donc inconsciemment chercher des situations qui confirment la croyance.

Si je crois « je ne suis pas à la hauteur »,

je vais remarquer tout ce qui semble prouver que je ne le suis pas.

Le mental devient alors un avocat qui défend une thèse ancienne.


🧘‍♂️ Comment elles influencent notre corps

Une croyance n’est pas qu’une idée.

Elle devient physiologie.

🔹 Au niveau physique

  • Épaules qui s’enroulent si je crois « je dois me faire petit »

  • Mâchoire serrée si je crois « je dois tenir »

  • Respiration haute et courte si je crois « je ne suis pas en sécurité »

  • Raideur persistante si je crois « je ne peux pas »

Le corps devient la sculpture de nos pensées répétées.

En yoga, combien de fois entend-t-on :

« Je ne suis pas souple. »

Et immédiatement le corps se contracte…

avant même d’entrer dans la posture.


🔹 Au niveau émotionnel


Une croyance influence l’émotion dominante :

  • « Je dois plaire » → anxiété

  • « Je ne compte pas » → tristesse

  • « On va me juger » → peur

  • « Je dois contrôler » → tension, colère contenue

L’émotion n’est plus une vague passagère.

Elle devient un climat intérieur.


🔹 Au niveau mental

La croyance façonne le langage :

  • « Je n’y arriverai jamais »

  • « Ce n’est pas pour moi »

  • « Je suis comme ça »

Et plus nous répétons la phrase, plus elle devient solide.


Une croyance répétée devient une identité.


🔍 Comment les mettre en évidence ?

Les croyances limitantes aiment l’ombre.

Elles prospèrent dans l’automatisme.

Pour les révéler, il faut ralentir.

Pose-toi ces questions :

  • Quelle phrase revient souvent lorsque je suis en difficulté ?

  • Que dis-je intérieurement quand je me compare ?

  • Quelle posture corporelle j’adopte quand je doute ?

  • Qu’est-ce qui me semble « impossible » pour moi ?


Souvent, la croyance apparaît sous forme de généralisation :

Toujours.

Jamais.

Je suis comme ça.

C’est trop tard.


🌬 Comment le yoga les réduit

Le yoga ne combat pas les croyances.

Il les met en lumière.

1️⃣ Par le corps

Quand tu tiens une posture plus longtemps que prévu,

la croyance « je ne peux pas » se fissure.

Quand tu ouvres la poitrine en douceur,

la croyance « je dois me protéger » se détend.

Quand tu respires profondément,

le système nerveux comprend qu’il n’est pas en danger.

Le corps peut rééduquer le mental.


2️⃣ Par la respiration

Une respiration lente et consciente modifie la physiologie :

Une croyance limitante maintient souvent un état de vigilance.

La respiration réinstalle la sécurité.

Et dans la sécurité, la croyance perd sa force.


3️⃣ Par l’observation

En méditation, tu observes la pensée :

« Je ne suis pas capable. »

Et au lieu de la croire, tu la regardes.

À cet instant, tu découvres quelque chose d’essentiel :

Tu n’es pas la pensée.

Tu es celui qui la voit.

La croyance cesse d’être une vérité.

Elle devient un phénomène passager.


🔥 Elles modifient aussi notre manière de nous affirmer

Une croyance agit jusque dans la voix :

  • voix basse si je crois « je dérange »

  • voix dure si je crois « je dois me défendre »

  • difficulté à dire non si je crois « je dois être aimé »


Même notre manière d’occuper l’espace révèle nos croyances.


Le yoga travaille alors subtilement sur :

  • l’ancrage (premier chakra)

  • la fluidité émotionnelle (deuxième chakra)

  • la puissance personnelle (troisième chakra)

  • l’ouverture du cœur

  • l’expression (gorge)

Chaque centre énergétique peut être affecté par une croyance dominante.


🌿 Questions méditatives

  • Quelle est la croyance qui limite aujourd’hui mon expansion ?

  • Depuis quand je la porte  ?

  • À qui appartenait-elle avant moi ?

  • Que deviendrait mon corps si je cessais de la répéter ?

  • Quelle posture incarnerait la version libre de moi-même ?



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

les conseils , avis et questions sont bienvenus et seront répondus dans les meilleurs délais